Saïda (Liban-Sud, Liban)
- 456 words
Saïda (Liban-Sud, Liban)
Identification et localisation
Saïda est une ville côtière du Liban méridional, située sur le littoral méditerranéen, au sud de Beyrouth. Elle correspond à l’ancienne Sidon, l’un des grands centres urbains de la côte levantine. L’identification entre la Saïda actuelle et la Sidon antique et médiévale est solidement établie pour le site urbain, même si les limites exactes de l’agglomération et de son arrière-pays ont varié selon les périodes.
Dans les sources arabes médiévales, le nom apparaît sous la forme Ṣaydā ou Saydā, transcrite en français Saïda ou Saida. Les formes latines et vernaculaires dérivées de Sidon, ainsi que Sidone, Sidó, Sidonas, Sidoni, Saydo et les graphies modernes multilingues fournies dans la notice, renvoient à cette même ville, sans constituer nécessairement des formes documentaires médiévales distinctes.
Nature et fonctions au Moyen Âge
Au Moyen Âge, Saïda est une ville portuaire et un centre régional de la côte syrienne. Sa position maritime la met en relation avec les autres ports du Levant, avec l’arrière-pays agricole et avec les réseaux commerciaux de la Méditerranée orientale. Il convient toutefois de ne pas étendre automatiquement à la ville médiévale l’ensemble des institutions, du territoire ou de la notoriété attribués à la Sidon antique.
À partir de la conquête franque de la côte levantine, au début du XIIe siècle, Sidon devient le centre d’une seigneurie relevant du royaume de Jérusalem. La « seigneurie de Sidon » désigne alors une circonscription politique et féodale dont l’étendue ne doit pas être assimilée sans preuve aux limites de l’actuelle ville ou du gouvernorat moderne du Liban-Sud. La ville appartient ainsi à l’espace des États latins d’Orient, tout en demeurant en contact avec les pouvoirs et les populations arabes de son environnement.
Éléments chronologiques
Sidon est prise par les forces franques au début du XIIe siècle et organisée comme seigneurie du royaume de Jérusalem. Son contrôle est affecté par les reconquêtes musulmanes de la fin du XIIe siècle et par les fluctuations de la présence franque sur le littoral. La ville demeure ensuite liée à l’implantation latine jusqu’à la disparition des principaux établissements francs de la côte levantine à la fin du XIIIe siècle, avant de relever des pouvoirs musulmans régionaux, notamment du sultanat mamlouk. Les informations fournies ne permettent pas de fixer les dates précises du début et de la fin de la période à retenir pour cette notice.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
