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Pays de Galles (Royaume-Uni)

Identification et localisation

Le Pays de Galles est un territoire historique de l’ouest de l’île de Grande-Bretagne, correspondant approximativement à la péninsule située à l’ouest de l’Angleterre. Son étendue et ses limites politiques ont varié au cours du Moyen Âge. Le toponyme désigne ici une réalité territoriale et politique médiévale, sans qu’il faille l’assimiler sans précaution aux frontières administratives du pays de Galles contemporain.

Dans les sources et les usages modernes, le territoire est désigné par Wales, « Pays de Galles », Galles, Gal·les ou Gales. La forme galloise Cymru est également attestée dans l’histoire médiévale du pays. Les mentions « Grande-Bretagne », « Great Britain », « Gran Bretaña », « Großbritannien » ou « Gran Bretanya », présentes dans certaines variantes documentaires avec une interrogation, ne doivent pas être considérées comme des équivalents certains du Pays de Galles.

Nature et organisation au Moyen Âge

Le Pays de Galles médiéval ne constitue pas durant toute la période un royaume unifié doté de frontières stables. Après la disparition de l’autorité romaine en Bretagne, l’espace est occupé par plusieurs royaumes et principautés brittoniques, parmi lesquels Gwynedd, Powys et Deheubarth. D’autres seigneuries et territoires, notamment dans les Marches galloises, s’ajoutent à cette organisation politique fragmentée.

Les relations avec les royaumes puis le royaume d’Angleterre sont marquées par des conflits, des alliances, des liens dynastiques et une progression de la domination anglo-normande. Le titre de prince de Galles est employé au Moyen Âge pour désigner certains princes gallois, puis il est conféré dans le cadre de la monarchie anglaise après la conquête d’Édouard Ier. Cet usage ne signifie pas que l’ensemble du territoire ait formé en permanence une principauté unifiée.

Conquête et intégration à la monarchie anglaise

La conquête menée par Édouard Ier contre Llywelyn ap Gruffudd et ses alliés aboutit à la soumission des principales principautés galloises en 1282-1283. Le statut du territoire est ensuite réorganisé par le Statut de Rhuddlan de 1284, qui renforce l’administration royale anglaise dans les anciennes principautés conquises. Les Marches galloises conservent toutefois longtemps des particularités seigneuriales et juridictionnelles.

À la fin du Moyen Âge, le pays de Galles demeure ainsi un espace de transition entre des territoires directement administrés par la Couronne anglaise et des seigneuries dotées de droits propres. Les mesures législatives d’intégration complète sont postérieures à la période considérée, notamment celles prises sous Henri VIII au XVIe siècle. La variante « Pays de Galles (-1536) » semble renvoyer à une borne documentaire ou administrative et ne suffit pas, à elle seule, à fixer la fin de l’entité médiévale.

Auteur/autrice

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