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Presqu’île de Crimée (Ukraine)

Identification et localisation

La presqu’île de Crimée est une péninsule de la mer Noire, reliée au continent par l’isthme de Perekop et bordée au nord-est par la mer d’Azov. Le nom canonique « Presqu’île de Crimée (Ukraine) » reprend une désignation géographique et politique moderne : il ne doit pas être compris comme le nom d’une entité territoriale médiévale relevant de l’Ukraine actuelle.

Au Moyen Âge, la Crimée constituait un espace composite, associant les steppes du nord, les reliefs et vallées de l’intérieur, ainsi que les ports et établissements de la côte méridionale. Ses limites politiques varièrent selon les périodes et ne coïncidèrent pas toujours avec l’ensemble de la péninsule.

Noms et désignations historiques

Les formes fournies par la documentation de l’entrée sont principalement modernes : « Crimée », « Presqu’île de Crimée », Crimea et Crimean Peninsula. Dans l’Antiquité, une partie de la péninsule était désignée sous le nom de Taurique ou Taurica. Les sources médiévales emploient toutefois des appellations diverses selon les langues, les régions considérées et les pouvoirs qui les produisent. Il convient donc de ne pas assimiler automatiquement Taurique, Chersonèse, Gothie ou Crimée à une même entité administrative.

Statut et évolutions au Moyen Âge

La péninsule ne forma pas durablement une unité politique unique pendant la période 460-1492. Les territoires côtiers entretinrent des liens étroits avec l’Empire byzantin, notamment autour de Cherson, tandis que les espaces septentrionaux furent soumis à l’influence successive de pouvoirs des steppes. À partir du haut Moyen Âge, l’influence khazare s’exerça dans une partie de la région, sans que l’on puisse en déduire une maîtrise uniforme de toute la péninsule.

À partir du XIIIe siècle, la Crimée fut largement intégrée aux réseaux politiques et commerciaux liés à la Horde d’Or. Des établissements marchands génois se développèrent ensuite sur plusieurs secteurs de la côte, particulièrement dans le sud et le sud-est. Leur présence ne correspondait pas à une domination de l’ensemble de la péninsule. Au XVe siècle se constitua le khanat de Crimée, généralement rattaché à la dynastie des Girey. La prise des principales positions génoises par les Ottomans en 1475 marque une réorganisation majeure des équilibres régionaux à la fin de la période considérée.

Auteur/autrice

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