[RHE] 3 Jean
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3 Jean
Identification et titres
3 Jean est la troisième des trois épîtres attribuées traditionnellement à Jean dans le Nouveau Testament. Elle est également désignée sous les formes 3 John, 3 Jn et Troisième épître de Jean. Il s’agit d’une œuvre distincte de 1 Jean et de 2 Jean, même si elle leur est apparentée par sa tradition d’attribution et par certains thèmes.
Le texte est une très courte lettre chrétienne, classée parmi les « épîtres catholiques », c’est-à-dire parmi les épîtres du Nouveau Testament qui ne sont pas adressées à une communauté unique identifiée comme destinataire principal. Elle s’adresse à un chrétien nommé Gaïus. L’auteur y recommande l’hospitalité envers des missionnaires itinérants et critique le comportement de Diotrèphe, qui refuse l’autorité épistolaire et l’accueil de certains frères. Un autre personnage, Démétrius, est présenté favorablement.
Auteur, langue et datation
L’expéditeur se présente simplement comme « l’Ancien » (ho presbyteros). L’attribution traditionnelle à l’apôtre Jean a été conservée dans les traditions chrétiennes, mais l’identité historique de l’auteur n’est pas établie avec certitude. Il n’est donc pas possible d’assimiler sans réserve ce personnage à l’apôtre ou à l’auteur traditionnel du quatrième Évangile.
La lettre est rédigée en grec. Sa composition est antérieure au Moyen Âge, mais sa date exacte n’est pas connue. Elle est généralement située dans la période ancienne du christianisme, sans qu’une datation précise puisse être retenue avec certitude. Le texte reflète l’existence de réseaux de prédication, de circulation des chrétiens et de débats sur l’autorité dans les communautés.
Transmission et portée médiévale
Comme les autres livres reçus du Nouveau Testament, 3 Jean a été transmis dans les traditions manuscrites chrétiennes, notamment grecques et latines, puis intégré à l’usage scripturaire et liturgique médiéval selon les contextes. Sa brièveté n’empêche pas son intérêt pour l’histoire des premières communautés chrétiennes : elle fournit un témoignage direct sur l’accueil des missionnaires, les relations entre responsables locaux et autorités extérieures, ainsi que sur les tensions internes aux groupes chrétiens.
Au Moyen Âge, l’épître appartient au corpus biblique étudié, commenté et cité dans le cadre de l’exégèse du Nouveau Testament. Son statut exact dans les listes canoniques anciennes a toutefois pu faire l’objet de variations avant la stabilisation progressive de la réception occidentale.

Auteur/autrice
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