Speculum judiciale
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Speculum judiciale
Identification et titres
Le Speculum judiciale, également intitulé Speculum iudiciale, est un vaste traité juridique médiéval attribué à Guillaume Durand, juriste et ecclésiastique généralement daté d’environ 1230 à 1296. L’œuvre est aussi désignée, dans la tradition bibliographique, sous les formes Speculum iuris, Speculum juris ou Speculum Guielmi Duranti. Les notices peuvent encore mentionner Speculi pars prima-quarta, formulation qui renvoie à sa division en quatre parties.
Nature et contenu
Le traité appartient au genre des specula juridiques, ouvrages de synthèse destinés à exposer de manière méthodique les règles et les pratiques du droit. Le Speculum judiciale est principalement consacré à la procédure judiciaire et à l’administration de la justice. Il rassemble et ordonne des éléments issus du droit canonique, du droit romain et de la pratique des tribunaux, en accordant une place importante aux actes de procédure, aux juridictions, aux parties, aux preuves, aux sentences et aux voies de recours.
Par son ampleur, l’œuvre ne constitue pas seulement un manuel pratique : elle offre également une présentation structurée du savoir juridique universitaire et professionnel de la fin du XIIIe siècle. Son organisation en quatre livres ou parties facilite la consultation d’une matière abondante, même si la structure et le détail des divisions peuvent être présentés différemment selon les éditions et les témoins.
Auteur, langue et contexte
Guillaume Durand est l’auteur suffisamment établi de l’œuvre. Juriste formé dans le milieu savant du droit, il exerça également des fonctions ecclésiastiques et administratives. Le Speculum judiciale se situe dans le contexte de la forte croissance, au XIIIe siècle, de la culture juridique écrite et de la spécialisation des procédures ecclésiastiques et civiles.
Le texte est rédigé en latin, langue du droit savant et de l’administration ecclésiastique médiévale. Sa composition et ses remaniements s’inscrivent dans la seconde moitié du XIIIe siècle, mais les données fournies ici ne permettent pas de fixer une date unique et certaine de rédaction. L’œuvre fut abondamment recopiée et utilisée dans la tradition juridique médiévale et postmédiévale, ce qui explique la diversité de ses formes de titre et de sa présentation bibliographique.

Auteur/autrice
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