Summa de casibus conscientiae
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Summa de casibus conscientiae
Identification et titres
La Summa de casibus conscientiae est une œuvre médiévale de théologie morale pratique et de casuistique, consacrée à l’examen des situations mettant en jeu la conscience, la faute, la pénitence et les obligations du chrétien. Elle est généralement attribuée à Barthélemy de San Concordio, également désigné comme Barthélemy de Pise ou Bartholomeus de Sancto Concordio (1262-1347).
L’œuvre est enregistrée sous plusieurs formes de titre ou d’attribution : Summa de casibus conscientiae, Summa casuum conscientiae, Summa Bartolina, Pisanella, Magistrutia et Summa juris canonici et civilis. Ces dénominations peuvent correspondre à des usages bibliographiques, à des abréviations ou à des traditions de désignation différentes ; elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence d’œuvres distinctes.
Auteur et nature de l’œuvre
Barthélemy de San Concordio est présenté comme l’auteur de la somme. Son identification sous les formes Barthélemy de Pise et Bartholomew of San Concordio renvoie au même religieux et juriste médiéval. La Summa appartient au genre des sommes de cas de conscience, qui ordonnaient de manière systématique les problèmes rencontrés dans la vie morale et pastorale.
Par son intitulé et par les titres qui lui sont associés, l’œuvre se situe à l’intersection de la théologie morale, du droit canonique et du droit civil. Ce type de compilation fournissait aux clercs un instrument de consultation pour le discernement des fautes, l’administration de la pénitence et l’application des normes religieuses et juridiques. La forme en somme favorisait une organisation méthodique des questions et des réponses.
Contexte et portée
La Summa de casibus conscientiae relève de la culture savante et pastorale de la fin du Moyen Âge, lorsque les œuvres consacrées aux cas de conscience contribuaient à mettre les ressources du droit et de la théologie à la disposition des confesseurs et des responsables ecclésiastiques. Son intérêt historique tient ainsi à la manière dont elle articule réflexion morale, pratique pénitentielle et normes juridiques.
La langue de l’œuvre est le latin, langue habituelle de la théologie, du droit canonique et de la production universitaire médiévale. Les informations disponibles ici ne permettent toutefois pas de préciser avec sûreté sa date de composition, son lieu d’élaboration ni les modalités exactes de sa transmission manuscrite ou imprimée.

Auteur/autrice
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