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Bible. N.T. — Épîtres. Paul. Philémon

Identification et nature

L’Épître à Philémon est un écrit du Nouveau Testament traditionnellement attribué à Paul. Elle appartient au groupe des lettres pauliniennes et se distingue par sa très courte étendue : il s’agit d’une lettre personnelle, adressée à Philémon, présenté comme un chrétien auquel Paul est lié. Le texte concerne principalement Onésime, personnage dépendant de Philémon, que Paul recommande à son destinataire et invite à accueillir d’une manière renouvelée dans la communauté chrétienne.

Dans les traditions de classement bibliographique et manuscrites, l’œuvre peut apparaître sous les formes Bible. N.T. — Épîtres. Paul. Philémon, Bible. Philemon, Philem texte ou Epistle to Philemon. Ces formes désignent ici l’épître néotestamentaire elle-même, et non un commentaire médiéval, une paraphrase ou une traduction particulière.

Attribution, langue et datation

L’attribution à Paul est ancienne et largement reçue pour cette lettre, même si l’étude moderne des écrits pauliniens peut discuter certains aspects de son contexte et de sa transmission. L’épître a été rédigée en grec. Sa date précise n’est pas renseignée dans les données de l’œuvre et ne peut être fixée avec certitude. Elle est généralement rapprochée de la période où Paul se trouvait en détention, mais le lieu de cette détention et la datation exacte demeurent discutés.

Portée médiévale

Au Moyen Âge, l’Épître à Philémon fait partie du canon du Nouveau Testament et est transmise dans les collections bibliques latines, notamment dans le cadre de la Bible utilisée par les institutions ecclésiastiques, les écoles et les communautés religieuses. Sa brièveté n’empêche pas son importance exégétique : les commentateurs médiévaux l’ont lue comme un texte portant sur le pardon, la réconciliation, l’obéissance chrétienne et les rapports entre autorité sociale et fraternité dans la foi.

La lettre a également occupé une place particulière dans les discussions théologiques et morales relatives à la servitude et à l’accueil du dépendant au sein de la communauté chrétienne. Son interprétation médiévale ne se réduit toutefois pas à une position juridique générale sur l’esclavage : elle relève d’abord de la lecture scripturaire, pastorale et spirituelle d’un échange épistolaire attribué à Paul.

Auteur/autrice

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