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Poétique

Identification et titre

La Poétique est un traité d’Aristote consacré principalement à la poésie, à la représentation de l’action et aux formes de composition littéraire. Son titre grec canonique est Περὶ ποιητικῆς (Perì poiētikês), littéralement « De la poétique » ou « Sur l’art poétique ». On rencontre également les formes latines Aristotle. Poetics, Aristotelous Peri poiētikēs et Peri poiētikēs, ainsi que les translittérations Perì poiētikē̂s et Perì poiītikî̄s.

Nature et attribution

L’œuvre est attribuée à Aristote (384-322 av. J.-C.), philosophe grec dont l’autorité fut majeure dans les traditions savantes médiévales. Il s’agit d’un traité théorique, généralement rattaché à la réflexion aristotélicienne sur les arts du langage et sur les formes de connaissance. Le texte examine notamment les principes de la représentation poétique, la composition de l’action, les genres dramatiques et les procédés propres à la tragédie. La Poétique est conservée de manière incomplète : la partie transmise porte principalement sur la tragédie et l’épopée, tandis que l’existence et le contenu exacts d’une éventuelle suite consacrée à la comédie demeurent discutés à partir des témoignages anciens et de l’état de la tradition.

Langue et transmission médiévale

La langue originale de la Poétique est le grec ancien. Comme d’autres œuvres d’Aristote, elle a connu, au Moyen Âge, une réception plurielle dans les milieux savants de langue grecque, arabe et latine. Sa transmission ne se réduit donc pas à un seul parcours textuel : des traductions, des reformulations et des commentaires ont contribué à faire connaître certains de ses concepts dans des cadres intellectuels différents. Dans l’Occident latin, son autorité s’inscrit plus largement dans le mouvement de redécouverte et d’intégration de la philosophie aristotélicienne, particulièrement important aux derniers siècles du Moyen Âge.

Portée historique

La Poétique a fourni un vocabulaire durable pour penser la fiction, l’imitation, l’unité de l’action et les effets de la représentation. Sa réception médiévale ne correspond toutefois pas nécessairement à une lecture continue et uniforme de l’œuvre grecque : elle dépend des versions accessibles, des traditions scolaires et des interprétations philosophiques ou rhétoriques qui en ont été proposées.

Auteur/autrice

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