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Satiricon

Identification et titres

Le Satiricon est une œuvre narrative latine attribuée à Pétrone, généralement désigné sous la forme latine Petronius Arbiter. Son titre apparaît sous plusieurs variantes, notamment Satyricon, Satyrica, Satira, Saturae et Satyricon reliquiae. Les formes Petronii Arbitri Satyricon reliquiae et Petronius Arbiter. Satiricon renvoient à la même œuvre. Des titres de traduction ou d’adaptation, tels que Satyre, Schelmenszenen ou Begebenheiten des Enkolp, ne constituent pas nécessairement des œuvres distinctes.

Nature et contenu

Le Satiricon est une œuvre en prose mêlée de passages versifiés. Elle relève d’une fiction narrative satirique, souvent rapprochée du roman antique, même si les catégories modernes de « roman » et de « satire » ne rendent qu’imparfaitement compte de sa forme. Le récit conservé suit notamment Encolpe et ses compagnons dans une succession d’épisodes marqués par l’errance, les conflits, les relations sexuelles, la tromperie et l’observation ironique des milieux sociaux.

L’épisode le plus célèbre est la Cena Trimalchionis, ou « banquet de Trimalcion », qui met en scène l’ostentation et les prétentions culturelles d’un affranchi enrichi. Cet épisode témoigne de la diversité des registres linguistiques et sociaux exploités par l’œuvre. Le texte est toutefois conservé de manière lacunaire et ne permet pas de restituer avec certitude son organisation complète ni son étendue originelle.

Auteur et contexte de composition

L’attribution à Pétrone est ancienne et traditionnellement associée à Petronius Arbiter, personnage que la tradition identifie au courtisan de Néron mentionné par Tacite. Cette identification demeure discutée dans le détail, même si l’attribution de l’œuvre à Pétrone est largement admise. Le Satiricon est généralement situé au Ier siècle de notre ère, dans le contexte culturel de la période néronienne, mais aucune date précise de composition ne peut être retenue avec certitude.

La langue de l’œuvre est le latin. Son intérêt historique tient notamment à la représentation comique et critique de pratiques sociales, de formes de parole et de rapports entre groupes dans le monde romain. Sa transmission fragmentaire, ainsi que la coexistence de prose narrative, de poésie et de discours fortement différenciés, en font un témoignage majeur de la littérature latine impériale.

Auteur/autrice

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