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Cent nouvelles nouvelles

Identification et nature de l’œuvre

Cent nouvelles nouvelles, également intitulées Les Cent nouvelles nouvelles, est une collection anonyme de cent récits brefs en prose française. L’œuvre appartient au genre de la nouvelle, alors en plein développement dans la littérature européenne de la fin du Moyen Âge. Ses histoires mettent généralement en scène des situations de tromperie, d’adultère, de ruse, de conflit social ou de renversement comique, dans un registre souvent satirique et volontiers licencieux.

Le titre ne doit pas être confondu avec celui d’autres recueils de nouvelles médiévaux ou renaissants. Les formes Cent nouvelles nouvelles du roi Louis XI et Cent nouvelles nouvelles du roy Louis XI ont circulé pour désigner l’œuvre, mais elles ne suffisent pas à établir que Louis XI en serait l’auteur ni même le compilateur. Les formes Cien cuentos nuevos, Die Hundert neuen Novellen et Sto novyh novell correspondent à des titres traduits ou adaptés dans d’autres langues.

Contexte médiéval et attribution

L’œuvre est généralement située dans la seconde moitié du XVe siècle, dans le contexte culturel des cours princières de la France et des Pays-Bas bourguignons. Elle est souvent rapprochée du milieu de la cour de Bourgogne, dont la culture aristocratique favorisait les récits de divertissement, la conversation exemplaire et la mise en scène des rapports entre seigneurs, bourgeois, clercs et gens du peuple.

L’auteur ou les auteurs ne sont pas identifiés avec certitude. La collection a parfois été rapprochée d’Antoine de La Sale ou de divers personnages de l’entourage bourguignon, mais ces attributions demeurent discutées et ne doivent pas être tenues pour établies. La mention de Louis XI dans certaines formes du titre relève de l’histoire de la désignation de l’œuvre et ne constitue pas une preuve d’auteur.

Langue, composition et portée

Les récits sont rédigés en français médiéval et présentent une grande diversité de tons, de cadres narratifs et de personnages. La brièveté des histoires, leur goût pour la chute et l’observation des comportements humains les rapprochent de la tradition du fabliau, tout en les inscrivant dans la vogue européenne des recueils de nouvelles, illustrée notamment par le Décaméron de Boccace.

Par son ampleur, son caractère profane et la variété de ses voix narratives, le recueil constitue un témoignage important sur les pratiques de narration, les représentations sociales et l’humour des milieux laïcs à la fin du Moyen Âge.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr