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Traités hermétiques

Identification et nature

Les Traités hermétiques désignent un ensemble de textes religieux, philosophiques et cosmologiques attribués à Hermès Trismégiste, figure réputée de la sagesse égyptienne et grecque. L’appellation renvoie le plus souvent au Corpus Hermeticum, également nommé Hermeticum corpus, Hermetica ou Corpus hermeticum. Il ne s’agit pas d’une œuvre unitaire composée par un auteur historique identifié, mais d’un recueil de traités distincts, transmis sous une attribution commune.

Le premier traité du recueil est connu sous les formes grecques Poimandrès ou Pimandre. Les titres latins associés comprennent notamment Pimander seu de potestate et sapientia Dei, Divinus Pymander Hermetis Mercurii Trismegisti, Mercurii Trismegisti Pimandras et Mercurii Trismegisti Poemander. Ces formes peuvent désigner le premier traité ou, dans certaines traditions éditoriales, l’ensemble du corpus.

Composition et contexte historique

Les traités conservés sous le nom d’Hermès Trismégiste sont principalement rédigés en grec et appartiennent à la littérature religieuse et philosophique de l’Antiquité tardive. Leur composition s’étend vraisemblablement sur plusieurs générations, généralement entre les premiers siècles de notre ère et l’Antiquité tardive, plutôt qu’à une date unique. Les textes mettent en relation cosmologie, théologie, anthropologie, connaissance de Dieu et régénération spirituelle. Cette diversité interdit d’assimiler automatiquement tous les écrits hermétiques au seul Corpus Hermeticum.

Le nom d’Hermès Trismégiste est une attribution traditionnelle et doctrinale, non l’identification d’un auteur individuel historiquement établi. Le recueil grec est habituellement distingué de l’Asclepius, traité latin également attribué à Hermès, ainsi que des écrits hermétiques consacrés à l’astrologie, à l’alchimie ou à la magie. Dans l’usage médiéval et renaissant, ces textes ont toutefois souvent été rapprochés sous le nom général d’« hermétisme ».

Transmission et réception médiévale

La transmission occidentale médiévale des doctrines hermétiques s’est surtout appuyée sur des témoins et des extraits latins, en particulier l’Asclepius. Le recueil grec du Corpus Hermeticum devint plus directement accessible en Occident au XVe siècle grâce à la traduction latine réalisée par Marsile Ficin à partir d’un manuscrit grec. Cette traduction circula sous le titre Corpus Hermeticum et sous des formes centrées sur le Pimander, contribuant à la redécouverte humaniste d’Hermès Trismégiste avant 1492.

Auteur/autrice

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