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Zīj-i Īlkhānī

Identification et titre

Le Zīj-i Īlkhānī est un traité astronomique médiéval composé de tables astronomiques et d’éléments explicatifs destinés au calcul des positions des astres et à diverses opérations du calendrier. Son titre persan signifie « Tables ilkhānides », en référence au pouvoir des Ilkhans mongols d’Iran. On rencontre également les formes Zīj-i Īlkhānī, Zīj-i Īlkhānī translittéré selon différentes conventions, ainsi que des graphies arabes ou francisées telles que « Zîdj-i Îlhânî ».

Auteur, contexte et datation

L’œuvre est attribuée de manière établie à Muḥammad ibn Muḥammad Naṣīr al-Dīn al-Ṭūsī, dit Nasīr al-Dīn Ṭūsī (1201-1274), savant persan actif dans les domaines de l’astronomie, des mathématiques et de la philosophie. Elle appartient au contexte scientifique de l’époque ilkhānide et est liée aux travaux astronomiques conduits à l’observatoire de Marāgha, fondé sous le règne de Hülegü.

La composition du traité est généralement située vers 1272, dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Cette datation est associée à l’achèvement des recherches et des calculs astronomiques menés à Marāgha, mais la notice ne permet pas de préciser davantage les différentes étapes de rédaction ou de révision du texte.

Nature et contenu scientifique

Comme les autres zījes médiévaux, le Zīj-i Īlkhānī ne constitue pas seulement un recueil de nombres : il organise des paramètres, des tables et des procédures de calcul fondés sur l’astronomie mathématique. Il s’inscrit dans la tradition des tables astronomiques islamiques, tout en représentant l’un des principaux résultats de l’activité scientifique ilkhānide. Son élaboration témoigne de l’importance accordée aux observations et à la vérification des modèles hérités des traditions grecque et islamique.

Langue et transmission

L’œuvre est principalement connue comme un ouvrage persan. Sa transmission a donné lieu à des formes abrégées ou adaptées. Parmi les variantes enregistrées figure une version abrégée associée à « K̲h̲wārizmī al-Buhārī » ; cette mention décrit une tradition abrégée, sans qu’il soit possible ici d’en préciser l’auteur, la date ou les témoins manuscrits. Le Zīj-i Īlkhānī demeure un document majeur pour l’histoire de l’astronomie médiévale en Iran et pour l’étude de la science sous les Ilkhans.

Auteur/autrice

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