La foi aux choses qu’on ne voit pas
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La foi aux choses qu’on ne voit pas
Identification et titres
La foi aux choses qu’on ne voit pas est le titre français correspondant au traité latin généralement désigné sous le titre De fide rerum invisibilium ou De fide rerum quae non videntur. On rencontre également les formes (De) fide rerum invisibilium, (De) fide rerum quae non videntur et Liber de fide rerum invisibilium. Les mentions liber unus ou liber 1 sont des désignations de catalogue indiquant un ouvrage en un seul livre, et non nécessairement un titre original distinct.
Nature et attribution
L’œuvre est un écrit théologique consacré à la foi dans les réalités qui ne sont pas accessibles aux sens. Elle est attribuée à Augustin d’Hippone (354-430), attribution solidement associée à la tradition du texte. Le titre met en évidence son thème principal : la foi ne porte pas seulement sur ce qui peut être directement vu ou vérifié, mais sur des réalités invisibles qui sont reconnues par l’enseignement chrétien et l’adhésion croyante.
Le texte appartient à la production doctrinale latine d’Augustin. Sa forme exacte — traité bref, écrit doctrinal ou ouvrage transmis sous une dénomination voisine — doit être distinguée de son contenu théologique : les catalogues et les témoins peuvent employer des variantes de titre qui ne correspondent pas toujours à des divisions d’œuvre différentes. La langue de composition est le latin.
Contexte et portée
La réflexion s’inscrit dans les débats chrétiens de l’Antiquité tardive sur les rapports entre foi, témoignage, autorité et connaissance. Elle donne une formulation à l’un des thèmes majeurs de la pensée augustinienne : l’adhésion à des vérités qui ne relèvent pas d’une perception immédiate, mais qui sont reçues par la foi et par la transmission ecclésiale. À ce titre, l’ouvrage a pu prendre place dans la culture théologique latine héritée par le Moyen Âge.
La composition de l’œuvre est antérieure à la période médiévale proprement dite, puisque son auteur est mort en 430. Elle relève donc de l’Antiquité tardive, tout en constituant un texte susceptible d’être étudié dans une encyclopédie consacrée au Moyen Âge en raison de la place d’Augustin dans la pensée et la transmission doctrinale médiévales. Les informations fournies ne permettent pas de fixer une date de rédaction, un lieu de composition ou une histoire précise de sa transmission.

Auteur/autrice
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