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Cento Vergilianus

Identification et nature de l’œuvre

Cento Vergilianus est un cento latin chrétien de l’Antiquité tardive, composé à partir de fragments empruntés à l’œuvre de Virgile. Le terme cento désigne une composition nouvelle formée par l’assemblage de vers ou de segments versifiés antérieurs, réordonnés afin de produire un récit et une signification différents de ceux du texte d’origine.

L’œuvre est également désignée par les formes Carmine sive Centones Vergilii, Cento Vergilianus de laudibus Christi et Proba, cento. Les appellations Centones Vergilii, Carmina ou Centoes apparaissent aussi comme des formes de désignation liées à l’œuvre ou à son attribution. Le titre Cento Vergilianus met l’accent sur le procédé littéraire et sur l’utilisation de la poésie virgilienne.

Auteur et datation

Le Cento Vergilianus est généralement attribué à Faltonia Betitia Proba, ou Faltonia B. Proba, connue dans les sources et les catalogues comme Proba. Cette attribution est suffisamment établie pour rattacher l’œuvre à une autrice chrétienne active au IVe siècle, mais les informations biographiques précises demeurent limitées. Les formes « Proba, active 4th century » et « Proba, 4th cent. Cento » traduisent cette datation générale plutôt qu’une date de composition assurée.

Aucune date exacte de début ou de fin n’est renseignée ici. L’œuvre appartient néanmoins au contexte du christianisme latin de l’Antiquité tardive, période durant laquelle des auteurs chrétiens réemploient les formes, les genres et le prestige de la littérature classique pour exprimer des thèmes religieux.

Langue, contenu et portée

Le texte est en latin et repose sur le remploi de vers virgiliens. Sa composition transforme le matériau de l’Énéide, des Bucoliques et des Géorgiques en une narration chrétienne. La tradition rattache notamment le cento à une présentation de l’histoire biblique et aux louanges du Christ, ce que reflète le titre Cento Vergilianus de laudibus Christi.

L’intérêt historique de l’œuvre tient à cette rencontre entre la culture poétique classique et l’appropriation chrétienne de l’héritage virgilien. Elle témoigne de la continuité des pratiques lettrées romaines tout en adaptant leur langage à un nouvel horizon religieux. La notice disponible n’indique toutefois ni la date précise de composition, ni le lieu de rédaction, ni les témoins manuscrits de sa transmission.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr