ʼAġådåh
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ʼAġådåh
Identification
Le nom ʼAġådåh, également transcrit Aggada, Aggadah ou Haggadah, ne désigne pas nécessairement une œuvre unique. Il renvoie d’abord à l’aggadah, c’est-à-dire à l’ensemble des traditions narratives, interprétatives, sapientielles, homilétiques et légendaires de la littérature rabbinique, par opposition à la halakha, qui concerne principalement la norme juridique et rituelle.
Nature et contexte médiéval
L’aggadah est une catégorie de contenu et de discours plutôt qu’un livre déterminé. Elle se rencontre notamment dans le Talmud et dans les recueils de midrashim, où elle accompagne ou prolonge l’exégèse biblique et la discussion rabbinique. Les formes conservées résultent d’une transmission complexe, antérieure au Moyen Âge, puis poursuivie dans les milieux juifs médiévaux par la copie, l’étude, l’exégèse et la compilation.
Les variantes enregistrées sous les formes « Haggada : Midrash » et « Haggada : Talmud » semblent donc renvoyer à des emplois génériques de l’aggadah dans ces deux domaines, et non à des titres suffisamment précis pour identifier une œuvre particulière. La graphie Haggadah peut aussi désigner, dans un autre sens, la Haggadah de Pessaḥ, livre liturgique consacré au seder pascal ; cette acception ne doit pas être confondue automatiquement avec l’aggadah rabbinique au sens large.
Attribution, langue et transmission
Aucun auteur unique ne peut être attribué à l’aggadah en tant que corpus. Les traditions aggadiques sont associées à de nombreux maîtres et à plusieurs ensembles textuels, mais l’identification fournie ne permet pas de déterminer une œuvre, une compilation, une date ou un témoin manuscrit précis. Dans les textes rabbiniques concernés, l’hébreu et l’araméen sont employés, sans qu’il soit possible ici de fixer la langue d’un document particulier.

Auteur/autrice
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