Obsidionis Rhodiae urbis descriptio
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Obsidionis Rhodiae urbis descriptio
Identification et nature de l’œuvre
Obsidionis Rhodiae urbis descriptio est une relation latine du siège de Rhodes, principalement connu pour l’attaque ottomane menée contre la ville en 1480. Le titre peut se traduire par « Description du siège de la ville de Rhodes ». L’œuvre relève à la fois du récit historique, du témoignage militaire et de l’écrit de défense de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, alors établi à Rhodes.
Les formes de titre enregistrées comprennent Obsidionis Rhodiae urbis descriptio et Obsidionis Rhodiæ urbis descriptio. La graphie varie notamment selon l’emploi de la ligature dans Rhodiæ. Ces variantes désignent ici la même œuvre.
Auteur et contexte
L’œuvre est attribuée à Guillaume Caoursin, ou Guillelmus Caoursin (vers 1430-1501), dignitaire et responsable administratif de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Son attribution est solidement associée à la tradition de l’œuvre. Caoursin appartenait à l’entourage dirigeant de l’ordre et disposait d’une connaissance directe des affaires rhodiennes.
Le siège décrit s’inscrit dans l’expansion ottomane en Méditerranée orientale. En 1480, les forces du sultan Mehmed II attaquèrent Rhodes, défendue par les Hospitaliers et leurs auxiliaires. La résistance de la ville contraignit l’armée ottomane à lever le siège. Dans ce contexte, le récit de Caoursin ne constitue pas seulement une narration des opérations : il participe à la mise en mémoire de la victoire hospitalière et à la présentation de l’ordre comme un rempart de la chrétienté latine face aux Ottomans.
Langue, diffusion et portée
La Descriptio est rédigée en latin, langue de communication institutionnelle et internationale de l’ordre. Son titre et sa forme témoignent d’une volonté de rendre l’événement accessible à un public dépassant le cadre local de Rhodes. L’œuvre a circulé dans le contexte de la communication politique et religieuse consacrée au siège, alors que l’ordre cherchait à maintenir le soutien des puissances chrétiennes.
La relation possède ainsi une portée documentaire importante pour l’histoire du siège de 1480, mais elle doit être comprise comme un récit engagé, lié aux intérêts institutionnels et à l’autoreprésentation des Hospitaliers. Elle ne saurait être assimilée sans précaution à une chronique générale de Rhodes ou à un récit neutre de la guerre ottomano-hospitalière.

Auteur/autrice
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