Coran
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Coran
Identification et nature
Le Coran, également désigné sous les formes Qur’an, Koran et Corano, est le texte sacré de l’islam. En arabe, son nom signifie « récitation » ou « lecture ». Il se présente comme la révélation divine transmise au prophète Muḥammad, selon la tradition islamique, puis fixée sous la forme d’un corpus de sourates et de versets.
Le Coran n’est pas une œuvre médiévale au sens de sa composition : sa mise en forme fondamentale appartient aux débuts de l’islam, au VIIe siècle. Il constitue toutefois l’un des textes majeurs de la civilisation médiévale, tant par son rôle religieux que par son importance dans la formation de la langue et de la culture arabes, du droit, de la théologie, de la liturgie et des institutions musulmanes.
Composition et transmission
Le texte est organisé en 114 sourates, elles-mêmes divisées en versets. Pour la lecture et la récitation, il est également réparti en trente parties appelées juz’. Cette division explique la présence, dans certains catalogues, de désignations telles que « coran (juz’ 09) », qui renvoient à une section particulière du texte, ainsi que de la mention « Coran (fragment) », qui désigne vraisemblablement un témoin matériel incomplet plutôt qu’une œuvre distincte.
La transmission coranique repose à la fois sur la récitation et sur la copie manuscrite. La fixation d’un texte consonantique de référence est traditionnellement associée aux premiers califes, en particulier à ʿUthmān ibn ʿAffān. Les manuscrits médiévaux peuvent néanmoins présenter des différences de mise en page, d’ornementation, de notation vocalique ou de systèmes de lecture. Ces caractéristiques ne permettent pas, à elles seules, d’identifier un témoin particulier.
Langue, formes du titre et portée historique
Le Coran est rédigé en arabe. Sa langue, son style et sa structure ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la grammaire et de la lexicographie arabes médiévales. Le texte est au centre de la prière, de l’enseignement religieux et de nombreuses pratiques de lecture, tandis que sa copie a favorisé le développement de l’art du livre et de la calligraphie dans les sociétés musulmanes.
Les formes « Coran », « Qur’an », « Koran » et « Corano » correspondent à des transcriptions ou à des équivalents employés dans différentes langues. Dans le présent ensemble documentaire, les expressions « coran (juz’ 09) » et « Coran (fragment) » semblent relever de la description de témoins ou de portions du texte, sans constituer nécessairement des titres d’œuvres autonomes.

Auteur/autrice
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