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De quantitate animae

Identification et nature de l’œuvre

De quantitate animae est un dialogue philosophique et théologique en latin attribué de manière établie à Augustin d’Hippone (354-430). Son titre signifie « De la grandeur de l’âme » ou « De la quantité de l’âme ». Il ne s’agit pas d’un traité consacré à la mesure corporelle de l’âme, mais d’une enquête sur sa nature, ses facultés et son rapport au corps, à la connaissance et à Dieu.

L’entretien met en scène Augustin et son interlocuteur Evodius. La discussion prend la forme d’un examen progressif de questions relatives à l’âme : son origine, sa présence dans le corps, ses activités, sa capacité de connaître et les étapes de son élévation vers les réalités intelligibles. Le terme de quantitas est ainsi interprété dans un sens qui concerne principalement la puissance, l’extension ou la capacité de l’âme, et non une grandeur spatiale.

Contexte et datation

L’œuvre appartient à la période des premiers écrits philosophiques d’Augustin, dans lesquels l’auteur élabore, à partir de la philosophie antique et notamment de thèmes platoniciens, une réflexion chrétienne sur l’âme et son itinéraire intérieur. Elle est généralement datée de 388, sans que cette datation soit absolument assurée par les seules données de l’intitulé transmis.

Le dialogue témoigne d’un moment important de la pensée augustinienne : l’examen rationnel de l’âme y est étroitement lié à la recherche de la vérité et à la conversion intérieure. L’argumentation ne se réduit donc pas à une psychologie descriptive ; elle associe spéculation philosophique, anthropologie et orientation spirituelle.

Titres, auteur et transmission

La forme canonique est De quantitate animae. On rencontre aussi les formes De animae quantitate, De anime quantitate, Liber de quantitate animae et Liber Aurelii Augustini de anime quantitate. Les catalogues et éditions peuvent également employer les titres français De la grandeur de l’âme, anglais Greatness of the soul ou Magnitude of the soul. Ces variantes désignent la même œuvre augustinienne, et non des traités distincts.

La langue originale est le latin. Le texte s’inscrit dans le corpus des dialogues philosophiques d’Augustin, aux côtés d’œuvres consacrées à la vie heureuse, à l’ordre ou à l’immortalité de l’âme. Sa portée historique tient à la formulation précoce d’une anthropologie chrétienne nourrie de concepts philosophiques antiques.

Auteur/autrice

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