Flores Sancti Bernardi
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Flores Sancti Bernardi
Nature et portée de l’œuvre
Flores Sancti Bernardi est un florilège formé d’extraits attribués aux œuvres de Bernard de Clairvaux (1090 ou 1091-1153). La métaphore des « fleurs » désigne ici des passages choisis, détachés de leurs contextes d’origine et réunis dans une composition nouvelle. Le titre ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’ampleur exacte de la compilation, le nombre d’œuvres dépouillées ou les critères qui ont présidé à la sélection.
La forme longue Excerptiones collectae de universis opusculis beati Bernardi egregii abbatis Claraevallensis met l’accent sur le caractère anthologique de l’ensemble et sur l’étendue supposée de la collecte : des extraits rassemblés à partir des différents opuscules du « bienheureux Bernard, éminent abbé de Clairvaux ». Cette formulation constitue toutefois une désignation du texte et ne suffit pas à établir que la compilation exploite effectivement l’intégralité des écrits bernardins.
Autorité invoquée et attribution de la compilation
Bernard de Clairvaux apparaît comme l’autorité littéraire et spirituelle dont les textes sont recueillis. Les variantes Bernardus Claravallensis: Flores et Bernardus Claravallensis: Floretus peuvent ainsi faire porter le titre sur Bernard lui-même, sans démontrer qu’il serait l’auteur de l’agencement florilégique.
Plusieurs formes du dossier attribuent en revanche les Flores à Guillaume de Tournai, actif entre 1264 et 1293. Cette attribution concerne vraisemblablement la compilation ou sa mise en forme, mais son statut exact n’est pas établi ici : elle peut relever de la tradition textuelle, de la transmission manuscrite ou d’un catalogage. Il convient donc de distinguer l’auteur des textes extraits, Bernard de Clairvaux, de l’auteur présumé du florilège, Guillaume de Tournai.
Titres, incipit et organisation
Le dossier associe les titres brefs Flores et Flores Sancti Bernardi à des intitulés plus développés. L’incipit Cum non essem alicui exercitio magnopere occupatus, rattaché à Guillaume de Tournai, peut correspondre à une ouverture ou à une formule liminaire, mais sa fonction précise ne peut être déterminée à partir des seules informations disponibles. De même, la formule Quid est Deus qui es, meritio quidem nil competentius eternitati est conservée comme une autre forme associée au dossier, sans qu’il soit possible d’en préciser ici le statut textuel.
L’intitulé Incipit tabula secundum alphabetum in librum decem tractatuum de floribus sancti Bernardi abbatis mentionne une table organisée selon l’alphabet et un « livre de dix traités ». Il suggère une structuration méthodique de la matière, éventuellement destinée à faciliter la consultation des extraits. Cette mention ne permet toutefois pas d’affirmer que la table, la division en dix traités et les autres titres appartiennent à une version unique de l’œuvre.
Délimitation et état de la tradition
Aucune date de composition, aucun lieu de rédaction, aucune langue explicitement renseignée ni aucun témoin particulier ne sont indiqués. La période d’activité attribuée à Guillaume de Tournai fournit seulement un repère pour l’attribution et ne constitue pas une datation de l’œuvre. La forme Floretus, également associée à Bernard de Clairvaux, doit être conservée à part tant que son identité avec les Flores Sancti Bernardi n’est pas démontrée.

Auteur/autrice
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