Bréviaire d’Alaric
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Bréviaire d’Alaric
Identification et titres
Le Bréviaire d’Alaric est une compilation de droit romain promulguée en 506 dans le royaume wisigothique. Son titre latin le plus courant est Breviarium Alarici; on rencontre également les formes Breviarium Alaricianum et Lex Romana Visigothorum, ainsi que Lex Romana Wisigothorum. Les appellations françaises « Code d’Alaric » et « Lex Romana » sont également employées.
Nature et contenu
L’œuvre est un recueil officiel de droit romain destiné principalement aux populations romaines du royaume des Wisigoths. Elle rassemble des constitutions impériales, surtout issues du Code théodosien et de constitutions postérieures, ainsi que des extraits de textes de juristes romains. Certaines pièces sont accompagnées d’interpretationes, c’est-à-dire d’explications ou de paraphrases en latin juridique plus accessible. Le recueil ne constitue donc pas une simple reproduction du Code théodosien : il sélectionne, ordonne et commente plusieurs traditions normatives.
Le titre Breviarium Aniani, attesté dans la tradition, renvoie à Anianus, personnage chargé de l’authentification et de la diffusion de l’ouvrage. Il ne suffit pas à faire d’Anianus l’auteur de la compilation. L’attribution à Alaric II désigne avant tout l’autorité royale sous laquelle le recueil fut préparé et promulgué.
Contexte et datation
La date de 506 est solidement associée à la promulgation du Bréviaire sous le règne d’Alaric II, roi des Wisigoths. L’œuvre s’inscrit dans un contexte de coexistence entre populations de traditions juridiques différentes. Elle participe à l’organisation judiciaire du royaume en fournissant aux sujets romains un ensemble de normes tirées du droit impérial, adapté à un cadre politique post-romain.
Le Bréviaire témoigne ainsi de la continuité de la culture juridique romaine dans les royaumes occidentaux issus de l’Empire. Sa présence dans la documentation juridique médiévale ultérieure a contribué à la transmission de fragments importants du droit romain, en particulier dans les régions où il a servi de référence pratique ou scolaire.
Langue et transmission
Le texte est rédigé en latin. Sa transmission médiévale est attestée par une tradition manuscrite abondante, qui a conservé diverses formes du recueil et de ses commentaires. L’appellation « Corpus Theodosianum : 506 » ne doit pas être assimilée au Bréviaire lui-même : le Code théodosien constitue l’une de ses sources majeures, tandis que le Bréviaire est une compilation distincte.

Auteur/autrice
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