Concile d’Éphèse (431)
- 426 words
Concile d’Éphèse (431)
Identification et dénominations
Le Concile d’Éphèse (431) est une assemblée épiscopale réunie à Éphèse, en Asie Mineure, dans le cadre des controverses christologiques du Ve siècle. Il est également désigné sous les formes « Concile d’Ephèse », Concilium Ephesinum, Council of Ephesus (431: Ephesus) et Council of Ephesus. Il ne s’agit pas d’une institution permanente, mais d’un concile convoqué pour examiner des désaccords doctrinaux et ecclésiastiques.
Contexte et déroulement
Le concile se réunit en 431, sous le règne de l’empereur Théodose II. Sa convocation intervient dans un contexte de controverse autour de l’enseignement de Nestorius, évêque de Constantinople, et de la manière de désigner la relation entre la divinité et l’humanité du Christ. Cyrille, évêque d’Alexandrie, joua un rôle central dans les débats. Les évêques réunis à Éphèse examinèrent notamment l’emploi du titre Theotokos, généralement traduit par « Mère de Dieu », appliqué à Marie dans la tradition chrétienne.
Les séances commencèrent en juin 431. La réunion fut marquée par de profondes divisions entre les évêques présents, ainsi que par l’arrivée différée ou la non-participation de plusieurs groupes épiscopaux. Des assemblées concurrentes se tinrent dans la même ville, ce qui compliqua la reconnaissance immédiate des décisions. Le conflit ne fut pas entièrement résolu par les sessions de 431 et donna lieu à des négociations ultérieures entre les sièges d’Alexandrie et d’Antioche.
Décisions et statut historique
Le concile condamna les positions attribuées à Nestorius et refusa de séparer, dans la formulation de la foi, le Christ en deux personnes. Il affirma la légitimité du titre Theotokos pour Marie et adopta des textes doctrinaux et disciplinaires destinés à encadrer la vie ecclésiastique. La réception de ces décisions fut progressive et demeura liée aux conflits entre les principaux sièges épiscopaux de l’Empire romain d’Orient.
Dans plusieurs traditions chrétiennes, le Concile d’Éphèse est reconnu comme le troisième concile œcuménique. Cette qualification appartient toutefois à sa réception historique et ecclésiologique ultérieure, plutôt qu’à la nature administrative de l’assemblée elle-même. Son importance tient à son rôle dans la définition de la christologie impériale et dans l’évolution des relations entre les Églises d’Alexandrie, de Constantinople et d’Antioche.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
