Famille d’Albignac
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Famille d’Albignac
Origines et implantation territoriale
La famille d’Albignac est une famille subsistante de la noblesse française, dont l’implantation historique se situe principalement dans le Rouergue et le Gévaudan. Son nom est généralement rapporté au château d’Albignac, situé près du Mur-de-Barrez, dans l’actuel département de l’Aveyron. Cette association toponymique est toutefois ancienne et ne suffit pas, à elle seule, à établir l’ensemble des origines de la lignée.
Une autre hypothèse a été avancée, faisant intervenir un château d’Albignac situé en Vivarais. Entre le XIIe et le XVe siècle, plusieurs personnes portant le nom d’Albignac sont mentionnées dans une vaste région allant du Rouergue au Vivarais. Les liens généalogiques entre ces différents porteurs du nom ne sont pas toujours démontrés ; il convient donc de distinguer les attestations médiévales du nom de la filiation continue revendiquée par la famille subsistante.
Filiation médiévale revendiquée
La filiation retenue pour la famille subsistante a été produite au XVIIIe siècle devant les généalogistes royaux, avec une preuve remontant à 1339. La documentation généalogique rattache cette continuité à Pierre d’Albignac, qui aurait été marié à Catherine de Castelbouc. Leur fils Jean-Déodat d’Albignac est présenté comme seigneur de Mostuéjouls et comme témoin signataire d’un acte daté de 1339.
Jean-Déodat aurait épousé, par contrat passé à Florac le 12 janvier 1355, Justine de Rocheblave. Deux fils sont cités dans cette descendance, Astorg et Aimeric. Ces éléments constituent le point d’ancrage médiéval de la généalogie ultérieure ; les détails concernant les générations antérieures demeurent moins assurés et ne permettent pas de reconstruire avec certitude une origine plus ancienne à partir des seuls porteurs du nom attestés dans le Rouergue et les régions voisines.
Seigneuries et branches de l’époque moderne
À l’époque moderne, les d’Albignac apparaissent associés à plusieurs terres du Rouergue et du Gévaudan. François d’Albignac, seigneur du Triadou, de Creissel, de Capluc et d’autres terres, contracta un premier mariage avec Jeanne de Solages, dame de Peyre, le 5 décembre 1628, puis un second avec Isabeau de Fesc, dame de Sumène, le 28 mars 1648.
Ces deux unions sont à l’origine de deux branches distinguées par la tradition généalogique. La branche aînée s’éteignit au XIXe siècle, tandis que la branche cadette se perpétua. La famille fut admise aux honneurs de la Cour en 1774, reconnaissance qui atteste son insertion dans la noblesse de cour à la fin de l’Ancien Régime, sans modifier le caractère essentiellement rouergat et gévaudanais de son implantation historique.
Descendance et personnalités
La famille donna plusieurs officiers généraux et un prélat engagé dans la vie politique à la veille de la Révolution française. Philippe-François d’Albignac de Castelnau, évêque d’Angoulême de 1784 à 1790, représenta le clergé aux États généraux de 1789 puis à l’Assemblée constituante.
Louis Alexandre d’Albignac, né en 1739 et mort en 1825, atteignit le grade de lieutenant-général d’infanterie. Philippe François Maurice d’Albignac, né en 1775, fut page de Louis XVI, général de brigade, puis ministre de la Guerre du royaume de Westphalie ; il reçut de Jérôme Bonaparte le titre de comte de Riedt. Jean-Philippe-Aymar d’Albignac, né en 1782, fut maréchal de camp, inspecteur général de l’infanterie et député royaliste du Calvados. Ces carrières, postérieures à la période médiévale, illustrent la continuité sociale et militaire de la maison jusqu’aux XIXe siècle.

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