×
  • 667 words

Famille Amelot

Origines et premiers repères

La famille Amelot est généralement donnée comme originaire d’Orléans. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d’établir une présence documentée de la lignée avant la fin du Moyen Âge. Le premier personnage précisément renseigné est Jacques Amelot, né en 1504, soit après la limite chronologique de 1492. La famille appartient donc, dans l’état actuel des informations, à l’histoire des élites judiciaires et administratives de la France moderne plutôt qu’à celle des lignages médiévaux proprement dits.

La tradition familiale la présente comme une maison ayant fourni de nombreux magistrats et titulaires de charges, principalement dans les institutions judiciaires parisiennes. Ses alliances la rapprochèrent de familles de la noblesse de robe et, à partir du XVIIe siècle, de plusieurs lignages de la haute noblesse du royaume.

Jacques Amelot et l’ascension judiciaire

Jacques Amelot, né à Orléans en 1504, était fils d’un échevin de cette ville. Il vint à Paris sous le règne de François Ier et y exerça comme avocat au Parlement. Sa réputation reposa notamment sur le nombre et l’importance des affaires qu’il plaida. Devenu seigneur de Carnetin, il mourut le 7 mars 1579 et fut inhumé dans l’église Saint-Martin-des-Champs, où deux épitaphes furent placées à sa mémoire.

Son mariage avec Jeanne Vialart renforça l’insertion de la famille dans le monde du droit. Jeanne était apparentée à Antoine Vialart, archevêque de Bourges, et fille de Jean Vialart, avocat au Parlement de Paris puis président au Parlement de Rouen. Jacques Amelot et Jeanne Vialart eurent plusieurs enfants, dont Claude, avocat au Parlement, Charles, officier de la Chambre des comptes, et Jean, qui devint la principale figure de la génération suivante.

Jean Amelot et la formation des branches

Jean Amelot, seigneur de Carnetin, fut avocat au Parlement de Paris avant d’accéder aux offices de maître des requêtes, puis de président aux Enquêtes. Pourvu d’un office de maître des requêtes en 1573, il devint président en 1580 et fut anobli en 1581. Son parcours illustre la transformation d’une famille d’officiers en lignage reconnu au sein de la magistrature royale.

Les troubles de la Ligue affectèrent sa carrière : en 1589, il fut emprisonné à la Bastille et exilé. Il retrouva néanmoins une place dans l’appareil monarchique et termina sa vie comme conseiller d’État. Il mourut en 1600. Son mariage avec Marie de Saint-Germain donna naissance à plusieurs enfants, à l’origine de branches établies sous les noms de Mauregard-Amelot, de Gournay et de Neuvy, et de Chaillou.

Les prolongements au début du XVIIe siècle

La branche de Mauregard-Amelot s’inscrivit dans la haute magistrature parisienne. Jacques Amelot, seigneur de Carnetin, Mauregard-Amelot et du Mesnil, fut conseiller au Parlement de Paris puis président de la première chambre des Requêtes du Palais. Son fils Jacques, marquis de Mauregard-Amelot, exerça à son tour comme conseiller au Parlement, maître des requêtes, président du Grand Conseil et premier président de la Cour des aides de Paris. Ces fonctions attestent la continuité de l’ascension judiciaire engagée au siècle précédent.

La branche de Chaillou connut également une forte présence dans les institutions royales. Denis Amelot de Chaillou fut conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes et intendant dans plusieurs provinces de l’Ouest et du Centre. Ses descendants occupèrent ensuite des charges de magistrats, d’intendants et de conseillers d’État. Cette branche conserva ainsi, jusqu’à l’époque moderne, le profil d’une famille d’administrateurs et de serviteurs de la monarchie.

Pour la période antérieure à 1492, aucun ancêtre ni établissement précis des Amelot n’est attesté dans les éléments disponibles. L’histoire connue de la famille commence donc avec une ascension orléanaise et parisienne documentée au XVIe siècle.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr