Famille von Blomberg
- 664 words
Famille von Blomberg
Origines et implantation
La famille von Blomberg est une famille noble germanique dont le nom est généralement rapproché de Blomberg, dans l’actuel arrondissement de Lippe, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Cette origine géographique est vraisemblable, mais l’existence d’une filiation continue entre les premiers porteurs du nom de Lippe et les branches établies en Courlande n’est pas démontrée de manière uniforme.
Une lignée de la famille s’établit en Courlande à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Elle s’intègre alors à la noblesse germanophone de la région, dans un espace correspondant principalement à l’actuelle Lettonie occidentale. Le plus ancien ancêtre courlandais généralement retenu est Pawel Blomberg, attesté en 1307. Un Paul von Blomberg, seigneur de Sexaten et de Puhnen, est mort en 1394. Ces domaines correspondent aujourd’hui à Sieksāte et Pūņas.
Les lignées médiévales
La tradition généalogique distingue deux grandes lignes : une lignée de Lippe, éteinte au début du XVe siècle, et une lignée de Courlande, dont plusieurs branches disparurent par la suite. La branche cadette de Sergemit(h)en, ou Sermīte, constitue toutefois un rameau durable. Le domaine, également désigné sous le nom de Groß-Sernaten, se trouvait au sud de Hasau, dans l’actuel district letton de Ventspils.
Les Blomberg apparaissent comme vassaux du diocèse de Courlande. La documentation mentionne notamment Hermann Blomenberch auf Puhnen entre 1442 et 1467. La filiation considérée comme assurée reprend ensuite avec Johann Blomberg, cité en 1583 sur Sergemit(h). Ces attestations montrent la permanence du nom et de la possession foncière en Courlande, sans permettre de reconstituer avec certitude toutes les générations intermédiaires.
Un lien a parfois été proposé entre cette famille et Siegfried von Blomberg, archevêque de Riga de 1370 à 1374. Cette identification demeure incertaine : il est possible qu’il appartienne à la même famille, mais la documentation disponible ne suffit pas à établir cette parenté comme un fait certain.
La question de la lignée souabe
Les seigneurs de Blumberg, attestés du XIIe au XIVe siècle autour du château d’Alt-Blumberg et de Donaueschingen, ainsi que leur branche de Blumegg, sont parfois rattachés à la famille von Blomberg. Cette association n’est toutefois pas confirmée par une origine commune démontrée. Les seigneurs de Blumegg se maintinrent jusqu’à l’extinction de leur branche en 1577.
Les armoiries de ces lignées furent réunies dans le diplôme baronnial accordé en 1670 à Johann Albrecht von Blomberg, ainsi qu’à ses frères Heinrich et Sebastian. Cette réunion héraldique répondait à une volonté de faire valoir, au profit des Blomberg, les services attribués aux familles Blumberg et Blumegg auprès de la maison de Habsbourg. Elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve de parenté médiévale.
Héraldique et continuités postérieures
Les armes traditionnellement attribuées aux von Blomberg portent, sur champ d’argent, une barre noire accompagnée de trois fers de moulin noirs disposés deux et un. Le casque est surmonté d’un fer de moulin entre deux vols, l’un d’argent et l’autre de sable. La forme écartelée des armes baronniales de 1670 associe ces éléments à d’autres emblèmes, notamment ceux attribués aux Blumberg souabes ; cette composition doit donc être distinguée des armes familiales plus simples.
À partir de la branche de Sermīte, des membres de la famille gagnèrent ultérieurement la Westphalie et la Lippe, ainsi que la Nouvelle-Marche. Une branche était établie au château d’Iggenhausen en 1769, tandis que Karl Gotthard baron von Blomberg acquit à la fin du XVIIIe siècle le domaine de Liebthal, dans la Nouvelle-Marche. Ces implantations modernes prolongent l’histoire de la lignée courlandaise, mais ne doivent pas être confondues avec les branches médiévales de Lippe, éteintes plus tôt.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
