Familles von Stosch
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Familles von Stosch
Origines et premières attestations
Le nom von Stosch désigne principalement une ancienne famille noble de Silésie, à laquelle s’ajoute une famille de noblesse de lettres portant le même nom. Pour la lignée noble, les traditions généalogiques la rapprochent de la maison von Kaunitz, également originaire de Silésie. Cette parenté repose notamment sur la similitude des armoiries et sur l’usage ancien de la forme Stosch von Kaunitz. Elle ne doit toutefois pas être considérée comme entièrement démontrée pour les premiers siècles.
Un Otto Stosch est mentionné dès 1181 comme seigneur relevant de la couronne polonaise et silésienne ; il est parfois présenté comme l’ancêtre des branches ultérieurement comtales et baronniales. La filiation suivie de manière continue commence cependant avec Leonardus, cité le 8 mai 1250 dans un acte comme témoin de Konrad, chanoine de Breslau et proto-notaire du duc Henri de Silésie. Cette mention constitue le point de départ documentaire le plus sûr de la généalogie familiale.
Implantation en Silésie au Moyen Âge
Dès le XIIIe siècle, la famille se répartit entre plusieurs lignées. L’une est implantée en Haute-Silésie, tandis que deux autres se développent en Basse-Silésie. La branche de Haute-Silésie est connue sous la désignation de Stosch zu Kaunitz ; sa disparition est généralement placée à la fin du XVIe siècle, donc après la période médiévale, même si certaines attestations ultérieures compliquent cette chronologie.
Les possessions les plus anciennes se trouvent notamment à Peterwitz, dans le duché de Breslau, à Siegroth et Lorenzdorf, dans le duché de Brieg, ainsi qu’à Mondschütz, dans le duché de Wohlau. Peterwitz est associé, avant 1241 et jusqu’en 1278, à un comte Pierre, fils de Stosso. Cette référence témoigne de l’ancienneté de l’implantation, sans permettre à elle seule d’établir une filiation complète avec les membres connus à partir de 1250.
La maison de Mondschütz donna naissance à plusieurs maisons ou branches voisines, parmi lesquelles Tschirnau, Simbschen, Schwarzau, Großwangen, Rinnersdorf, Wandritsch, Kunzendorf et Conradswaldau. La multiplication de ces lignes illustre l’enracinement régional de la famille et la fragmentation habituelle des lignées nobles silésiennes. Des monuments funéraires et des inscriptions conservés dans l’église paroissiale Saint-Laurent de Tschirnau attestent encore la présence de plusieurs membres de la famille, mais ils sont pour l’essentiel postérieurs au Moyen Âge.
Branches et ascension après 1492
À partir de l’époque moderne, les lignées de Basse-Silésie se divisent en plusieurs maisons secondaires. La maison de Kreidelwitz, issue de celle de Schwarzau, s’éteint en 1688. Une autre branche, issue de Kleinwirsewitz, obtient en 1701 le titre de baron de Bohême. En 1798, Hans Gottlieb von Stosch, seigneur de Hartau et chambellan prussien, est élevé au rang de comte prussien. Ces distinctions ne concernent donc pas la période médiévale, mais elles expliquent la place prise ultérieurement par la famille dans la noblesse de Silésie et de Prusse.
Les domaines associés aux von Stosch s’étendent ensuite à plusieurs régions silésiennes et à la Marche de Brandebourg. La possession d’Alt Kessel, près de Grünberg, est notamment signalée. Les branches nobles ont également fourni des officiers, des administrateurs et des propriétaires fonciers. Friedrich von Stosch, général de division prussien, appartient à cette postérité moderne.
La famille de noblesse de lettres
Une seconde famille, distincte de l’ancienne noblesse silésienne, porte le même nom. Sa lignée attestée remonte à Bartholomäus Stoschius, né en 1566 et mort en 1625, recteur de l’école princière de Strehlen. Son fils, Bartholomäus Stosch le Jeune, fut théologien réformé, prédicateur de cour et de cathédrale à Berlin, et participa en 1662-1663 au dialogue religieux entre luthériens et réformés de la Marche de Brandebourg.
Les fils de ce dernier, Friedrich Wilhelm Stosch et Wilhelm Heinrich Stosch, reçurent la noblesse prussienne en 1701. D’autres membres obtinrent ensuite des confirmations ou renouvellements de noblesse, notamment en 1811, 1815, 1823, 1871 et 1912. Cette famille de noblesse de lettres ne doit pas être confondue avec la maison ancienne, même si les armoiries qui lui furent attribuées reprirent des éléments associés aux von Stosch nobles, notamment les deux feuilles marines argentées.
Nom et armoiries
Les armoiries traditionnelles de la famille noble portent, sur champ rouge, deux feuilles marines argentées croisées, aux extrémités recourbées l’une vers l’autre. Le casque est surmonté d’une aile rouge chargée de la figure de l’écu. Les armes baronniales de 1701 et les armes comtales de 1798 ajoutèrent des éléments propres aux nouveaux rangs, notamment plusieurs casques, des supports et, pour les comtes, une bordure d’or et des aigles prussiens.
En 1936, une branche issue d’une adoption fut autorisée à porter le nom de Stosch von Tettau. Cette décision est postérieure à la période étudiée et ne modifie pas l’histoire médiévale de la famille.

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