Famille de Bousies
- 757 words
Famille de Bousies
Origine et premiers éléments généalogiques
La famille de Bousies, également attestée sous la forme de Bouzies, est une famille noble originaire du Hainaut et aujourd’hui subsistante en Belgique. La filiation généralement retenue est suivie à partir de 1538. Cette date étant postérieure à la période médiévale, l’existence d’une continuité familiale solidement documentée avant la fin du Moyen Âge ne peut être affirmée avec certitude.
Les généalogies de la maison rattachent son origine suivie à Claude de Bousies, seigneur d’Audierbois, vivant au XVIe siècle, et à son épouse Isabeau de Trazegnies, fille de Triolus de Trazegnies et d’Antoinette de Quarouble, dame d’Escarmaing. Cette construction généalogique appartient toutefois à une documentation postérieure à 1492 et doit être distinguée d’une preuve directe concernant les siècles médiévaux. Le nom de Bousies renvoie vraisemblablement à la localité hennuyère de Bousies, mais le lien précis entre cette famille et d’éventuels porteurs médiévaux du même nom n’est pas établi dans les éléments disponibles.
Implantation hennuyère et rameaux
La maison se développa principalement dans le Hainaut, autour de plusieurs seigneuries et alliances nobiliaires. Le rameau connu sous le nom de Bousies de Rouveroy occupa une place importante dans l’histoire politique et sociale de la région à l’époque moderne et au XIXe siècle. Il convient cependant de ne pas projeter sur la période 460-1492 les titres, possessions et distinctions qui ne sont attestés que pour des périodes ultérieures.
En 1735, un rameau s’établit en Franche-Comté sous la forme nominale de Bouzies, avec Ferri-François-Alexandre de Bouzies. Cette branche française s’allia notamment aux familles de Saunier de Villerschemin, de Rosière-Sorans, de Scey-Montbéliard et d’autres maisons régionales. Elle posséda le château de Champvans, donna quatre chevaliers de la confrérie de Saint-Georges de Bourgogne et s’éteignit à la fin du XIXe siècle avec Félicité de Bouzies.
Statut nobiliaire et reconnaissance
La reconnaissance officielle de la noblesse de plusieurs membres intervint dans le royaume uni des Pays-Bas en 1816, après la formation de l’ordre politique nouveau issu de la période révolutionnaire et impériale. Charles-Alexandre de Bousies de Rouveroy fut alors nommé membre du Corps équestre du Hainaut avec le titre de vicomte transmissible à la primogéniture masculine. D’autres membres reçurent ou portèrent le titre de chevalier.
En 1870, le roi Léopold II concéda le titre de comte, transmissible à toute la descendance, à Charles-Alexandre de Bousies, à Alexandre-Antoine-Adolphe de Bousies et à René-Philippe de Bousies. Ces décisions relèvent de l’histoire contemporaine de la noblesse belge et ne doivent pas être confondues avec une preuve d’un titre comtal médiéval.
Personnalités et rôle politique
Plusieurs membres de la famille exercèrent des fonctions administratives et politiques dans les anciens Pays-Bas et dans la Belgique indépendante. Bonaventure de Bousies (1755-1831) fut notamment maïeur de Mons, gouverneur de la province de Hainaut de 1815 à 1821, chambellan du roi des Pays-Bas et conseiller d’État.
Charles de Bousies de Rouveroy (1789-1871) et Philippe de Bousies (1789-1875) participèrent au Congrès national de 1830-1831. Le premier devint ensuite sénateur, tandis que le second siégea également à la Chambre des représentants et au Sénat. Tous deux sont associés à la crypte familiale de l’église Saint-Rémi et Saint-Médard à Rouveroy. Ces carrières illustrent la réinsertion de la noblesse hennuyère dans les institutions de la Belgique indépendante.
Alliances et continuité
Les alliances connues unissent la famille à diverses maisons du Hainaut, du Brabant, de Flandre et de la noblesse belge. Pour les périodes moderne et contemporaine sont notamment attestées des unions avec les familles de Briart de Rouveroy, d’Esclaibes, d’Yve de Bavay, du Mont de Gages, de Corswarem-Looz, de Mérode, d’Ursel, de Ligne et de Swaters. Ces alliances témoignent de l’intégration progressive de la maison dans les réseaux nobiliaires régionaux et nationaux.
La famille est demeurée représentée en Belgique à l’époque contemporaine. La documentation disponible ne permet toutefois pas de relier avec une certitude suffisante la filiation suivie depuis 1538 à une lignée médiévale antérieure, ni de préciser l’histoire de la famille entre l’apparition supposée du nom et le début de la filiation documentée.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
