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Maison de Corswarem

La maison de Corswarem compte parmi les anciennes familles de la noblesse belge. Son ascendance prouvée remonte à 1213. Au cours de son histoire, elle a été désignée sous plusieurs formes, notamment de Looz-Corswarem, Corswarem Looz, de Corswarem-Looz, von Looz-Corswarem et de Corswarem. Ces variantes correspondent aux différentes branches et aux usages linguistiques ou politiques rencontrés dans les territoires relevant autrefois des Pays-Bas méridionaux, de l’Empire et, plus tard, de la Belgique.

Origines et implantation

La documentation généalogique établie rattache la lignée à une ascendance attestée dès le début du XIIIe siècle. La famille apparaît dans le cadre de la noblesse territoriale de l’ancien pays de Liège et des principautés voisines. Ses possessions et seigneuries mentionnées au fil du temps comprennent notamment Bornem, Écaussinnes-d’Enghien, Wavre, Grand-Leez, Trivières, Zandbergen et Mozet.

La seigneurie de Wavre est également présentée comme ayant été élevée au rang de duché. Ces implantations témoignent de la dispersion des intérêts de la maison entre les régions aujourd’hui belges, sans qu’il soit nécessaire d’en déduire une continuité uniforme de possession pour chacune d’elles. La famille se divisa en plusieurs rameaux, dont certains conservèrent le nom de Corswarem, tandis que d’autres adoptèrent des formes associant Corswarem au nom de Looz.

Élévation nobiliaire et titres

Le 19 février 1652, Hubert de Corswarem reçut le titre de baron de Longchamps, transmissible à la primogéniture. Une étape majeure intervint le 24 décembre 1734, lorsque l’empereur Charles VI créa les titres de duc de Looz-Corswarem et de duc de Corswarem-Looz en faveur de deux membres de la famille. Le même diplôme confirma, pour autant que de besoin, le titre de comte de Looz-Corswarem accordé à François, grand-père d’Hubert, avec transmission à l’ensemble de sa descendance.

En 1749, Charles-Louis-Auguste-Emmanuel-Ferdinand, fils du duc de Looz-Corswarem, fut autorisé à porter personnellement le titre de prince. En 1779, Charles, duc de Looz-Corswarem, reçut le titre de marquis de Ligny, transmissible à la primogéniture. Ces actes illustrent la coexistence, dans la maison, de titres ducaux, princiers, comtaux, marquisaux et baronniaux, selon les branches et les règles de transmission propres à chaque concession.

Après la période impériale, la monarchie des Pays-Bas reconnut en 1816 la noblesse de Charles-Louis-Auguste-Ferdinand-Emmanuel de Looz-Corswarem ainsi que son titre de duc, transmissible selon l’ordre de primogéniture. Les autres descendants devaient porter les titres de prince et de princesse. La même année, Louis-Antoine de Looz-Corswarem obtint la reconnaissance de noblesse et du titre de comte pour l’ensemble de sa descendance.

Branches belges et reconnaissance au XIXe siècle

Le 10 janvier 1847, sous le règne de Léopold Ier, Guillaume-Joseph de Corswarem reçut la reconnaissance de noblesse et une concession du titre de chevalier transmissible à la primogéniture. Ses frères Joseph-Théodore et Charles-Philippe-François-Gilles de Corswarem bénéficièrent également d’une reconnaissance de noblesse. Une branche issue de cette lignée reçut en 1921 la concession personnelle du titre de chevalier pour Théodore-Hubert-Félix-Marie de Corswarem. Une nouvelle reconnaissance de noblesse fut accordée en 1977 à Clément-Jacques-Joseph-Ghislain de Corswarem.

Armes

Les armes primitives de la famille sont décrites ainsi : d’hermine à deux fasces de gueules. Elles furent portées par une branche conservant le patronyme de Corswarem jusqu’à l’extinction de celle-ci en 1955.

Les armes associées aux rameaux de Looz-Corswarem sont écartelées : aux premier et quatrième quartiers, un burelé d’or et de gueules de dix pièces, représentant Looz ; aux deuxième et troisième, d’argent à deux fasces de sable, représentant Diest ; sur le tout, l’écu d’hermine à deux fasces de gueules, représentant Corswarem. Les diplômes de reconnaissance accordés au XIXe et au XXe siècle reprennent les armes primitives, accompagnées selon les cas d’une couronne de chevalier et de supports en forme de griffons.

Personnalités

Plusieurs membres de la maison exercèrent des fonctions militaires, politiques ou administratives. Wilhelm Joseph von Looz-Corswarem (1732-1803) fut militaire autrichien et prince régnant de Rheina-Wolbeck. Son fils Joseph Arnold von Looz-Corswarem (1770-1827) fut député français sous le Premier Empire.

Jean de Looz-Corswarem (1788-1886), général belge, fut aide de camp du roi Léopold Ier et sénateur. Hippolyte de Looz-Corswarem (1817-1890), également général belge, commanda supérieurement la Garde civique à Liège et siégea au Sénat. À l’époque contemporaine, Thierry de Looz-Corswarem (1932-2021) fut député de Bruxelles, tandis que Clemens Graf von Looz-Corswarem, né en 1947, s’est consacré à l’histoire et à l’archivistique en Allemagne.

Auteur/autrice

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