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Famille de Glymes de Hollebecque

Origine et implantation

La famille de Glymes de Hollebecque appartient à la noblesse belge et se rattache traditionnellement à Jodoigne, dans l’ancien espace brabançon. Son ancienneté documentée est donnée comme remontant à la fin du XIVe siècle. Cette indication établit une présence ancienne de la lignée, mais elle ne permet pas, à elle seule, de restituer une généalogie continue pour l’ensemble du Moyen Âge.

Le nom associe la seigneurie ou le toponyme de Glymes au nom de Hollebecque. Les données conservées ne précisent toutefois ni la date exacte de formation de cette désignation familiale, ni les circonstances dans lesquelles les deux noms ont été réunis. Il convient donc de distinguer l’ancrage ancien à Jodoigne de la forme complète « de Glymes de Hollebecque », dont l’usage et la reconnaissance sont surtout attestés par des actes postérieurs.

Jean Cordeken et la filiation brabançonne

La tradition généalogique de la famille fait de Jean Cordeken, seigneur de Glymes, le fondateur de la lignée. Il est présenté comme un fils légitimé du duc Jean II de Brabant, légitimation qui aurait été accordée par une lettre de l’empereur Louis IV du Saint-Empire datée du 27 août 1344.

Cette filiation rattacherait la famille à la maison ducale de Brabant et expliquerait l’importance accordée au nom de Glymes dans sa mémoire nobiliaire. Elle doit néanmoins être formulée avec prudence lorsqu’elle est appliquée à la période médiévale : les éléments disponibles ne donnent pas le texte complet de la lettre, ni une série d’actes permettant de suivre sans lacune la descendance de Jean Cordeken jusqu’à la fin du XIVe siècle.

Une difficulté chronologique apparaît en outre dans les dates attribuées à Jean Cordeken, généralement indiqué comme ayant vécu de 1298 à 1340, alors que la lettre de légitimation est datée de 1344. Cette discordance peut provenir d’une erreur de datation, d’une confusion entre plusieurs personnes ou d’une présentation généalogique postérieure. Elle interdit d’énoncer cette filiation comme un fait entièrement établi sans examen direct des actes concernés.

La famille à la fin du Moyen Âge

Pour la période comprise entre la fin du XIVe siècle et 1492, la documentation disponible confirme surtout l’ancienneté revendiquée de la maison et son rattachement à Jodoigne. Elle ne fournit pas de liste détaillée des seigneurs, de leurs alliances, de leurs possessions ou de leurs fonctions publiques. Aucun épisode militaire, office princier ou acquisition de fief ne peut donc être attribué à la famille sans autre preuve.

La maison doit ainsi être comprise comme une lignée noble d’implantation brabançonne, dont la mémoire généalogique s’est construite autour du nom de Glymes et d’une ascendance prétendue issue du lignage ducal. Pour le Moyen Âge tardif, l’existence d’une famille ancienne à Jodoigne est mieux assurée que le détail de ses degrés généalogiques.

Reconnaissances postérieures et continuité nobiliaire

La continuité de la famille est explicitement consacrée à l’époque moderne et contemporaine. En 1643, l’empereur Ferdinand III accorda à Wynand de Glymes, vicomte de Jodoigne, le titre de comte de Glymes de Hollebecque et du Saint-Empire, transmissible aux descendants portant ce nom. Cette concession fut reconnue comme ayant force légale dans les Pays-Bas espagnols.

Après la période française et la réorganisation politique des anciens Pays-Bas, la noblesse et le titre comtal furent de nouveau reconnus dans le royaume des Pays-Bas en 1816 et 1817, puis en Belgique en 1883. Ces actes ne prouvent pas à eux seuls chaque étape de la filiation médiévale, mais ils montrent la permanence institutionnelle du nom et de son statut nobiliaire. Les armoiries décrites lors de la reconnaissance belge de 1883 ne doivent pas être projetées rétroactivement sur les membres médiévaux de la lignée.

Auteur/autrice

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