Le Blondel de Beauregard de Viane
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Le Blondel de Beauregard de Viane
Présentation et limites chronologiques
Le Blondel de Beauregard de Viane désigne une famille noble liée aux anciens Pays-Bas méridionaux, puis à la Belgique. La documentation disponible ne fournit toutefois pas d’élément précis permettant de rattacher la lignée à un personnage ou à un établissement antérieur à la fin du Moyen Âge. Pour la période 460-1492, aucune origine, filiation ou seigneurie ne peut donc être affirmée avec certitude. Le premier acte explicitement mentionné appartient au XVIe siècle, après la limite chronologique de la présente encyclopédie.
Le nom associe le patronyme Blondel à Beauregard et à Viane. Les données conservées ne permettent pas de déterminer à quelle date ces éléments furent réunis dans la forme définitive « Le Blondel de Beauregard de Viane », ni de reconstituer de manière continue la filiation entre les premiers Blondel attestés et les représentants des XIXe et XXe siècles.
Premières attestations nobiliaires
En 1554, l’empereur Charles V aurait accordé au militaire Jacques de Blondel, seigneur de Cuinchy, le titre personnel de chevalier. Cet acte constitue la plus ancienne concession nobiliaire explicitement signalée dans le dossier. Il ne suffit cependant pas, à lui seul, à établir une ascendance antérieure ni à démontrer que Jacques de Blondel était déjà porteur de l’ensemble du nom composé utilisé par la famille à l’époque moderne.
En 1585, Philippe II aurait élevé la seigneurie de Cuinchy au rang de baronie pour Antoine, fils de Jacques. Le même souverain lui aurait reconnu le titre de baron transmissible par primogéniture. En 1614, l’archiduc Albert aurait accordé le titre personnel de chevalier à Louis de Blondel, fils cadet d’Antoine. Ces concessions illustrent la place de la famille dans la noblesse des anciens Pays-Bas, mais leur articulation généalogique et juridique demande à être examinée dans les actes originaux.
La maison aux XIXe et XXe siècles
La continuité nobiliaire est mieux documentée à partir de l’époque contemporaine. Eustache de Blondel de Beauregard de Viane (1775-1848), fils de Jean-Baptiste de Blondel, seigneur de Beauregard, et de Reine-Élisabeth de Partz, dame de Viane, fut nommé en 1816 chevalier de Flandre orientale. En 1819, un acte d’épreuve lui aurait reconnu le titre de baron. La première liste de noblesse aurait précisé que ce titre était transmissible à tous les descendants, et non seulement selon la primogéniture.
Parmi les membres ultérieurs figurent Alfred, baron de Blondel de Beauregard de Viane (1811-1876), Paul (1848-1917) et Jean (1887-1926). Léonie, baronne de Blondel de Beauregard de Viane (1819-1869), épousa en 1839 Ernest, baron de Steenhault de Waerbeek (1815-1886), député. La famille, rattachée d’abord à la noblesse du Royaume-Uni des Pays-Bas puis à la noblesse belge, s’est éteinte en 2009 avec Nelly, baronne de Blondel de Beauregard de Viane (1921-2009), présentée comme sa dernière descendante.
Armes
Les armes attribuées aux Blondel de Beauregard sont décrites ainsi : de sable à la bande d’or. Le cimier est une tête de licorne d’or ; les supports sont deux griffons d’or, armés et lampassés de gueules. Le cri de guerre indiqué est « GONNELIEU ! ». La date d’adoption de cette composition héraldique et son éventuelle utilisation par les représentants médiévaux de la lignée ne sont pas établies.

Auteur/autrice
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