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Famille Parthon de Von

La famille Parthon de Von, anciennement Parthon, est une famille associée à Châteauroux, puis à la noblesse belge au XIXe siècle. Les éléments disponibles permettent de suivre une lignée familiale à partir de la fin du XVIe siècle, mais ne fournissent pas de preuve établie d’une origine antérieure à cette période. La qualification nobiliaire ancienne parfois attribuée aux premiers Parthon demeure donc incertaine.

Implantation à Châteauroux

La famille est attestée à Châteauroux dès le XVIe siècle dans des fonctions liées à l’administration locale, à la justice et aux Eaux et Forêts du duché de Châteauroux. Sa filiation suivie commence avec Étienne Parthon, né en 1575, chirurgien et bourgeois de la ville. Il épousa Marguerite Bilhon en 1608. Leur fils Étienne Parthon, né et baptisé à Châteauroux le 28 mai 1610, se maria en 1643 avec Catherine Catherinot.

La génération suivante comprend Pierre Parthon, né en 1649 et mort en 1727, bourgeois de Châteauroux et maire de la ville en 1689. Il épousa Anne Marie Basset en 1682. Michel Parthon, présenté comme l’un des chefs de la milice bourgeoise de Châteauroux, porta la qualification de « sieur de Von », qui contribua à l’adoption ultérieure du nom composé.

Fonctions judiciaires et évolution du nom

Étienne-Sulpice Parthon, né en 1714 et mort en 1793, exerça des responsabilités dans l’administration de Châteauroux. Notable en 1776, il fut conseiller et avocat du roi au bailliage de Châteauroux. Le 26 juillet 1786, il fut pourvu de l’office d’avocat général aux requêtes de l’hôtel du roi.

Son fils François Parthon, né à Châteauroux le 18 juillet 1763, servit comme lieutenant d’artillerie. Il épousa en 1779 Andrée Jeanne Rosalie Thoinnet de La Turmelière. Leur fils Édouard, né à Nantes le 1er avril 1788, fut le premier membre de la lignée à ajouter régulièrement le nom de la terre de Von à celui de Parthon.

Les actes concernant les générations anciennes — Étienne Parthon, son fils Étienne, Pierre Parthon et Étienne-Sulpice Parthon — les désignent comme bourgeois ou titulaires de fonctions, sans qualification nobiliaire constante. Des affirmations ultérieures ont cependant soutenu que la famille aurait appartenu à la noblesse avant le règne de Louis XIV ou qu’elle aurait bénéficié de dispositions relatives aux officiers de justice. Ces interprétations ne suffisent pas à établir avec certitude une noblesse ancienne.

Établissement en Belgique

Édouard Parthon de Von entra dans la carrière diplomatique et consulaire française. Volontaire royal en 1815, il fut attaché à la maison militaire de Louis XVIII pendant le séjour du roi à Gand, puis nommé consul de France à Ostende en 1815 et consul à Anvers en 1829. Il reçut la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1827.

Après la révolution belge de 1830, il démissionna de ses fonctions consulaires et s’établit près d’Anvers, au château de Middelheim. Il se consacra notamment à l’horticulture et à l’écriture. Son mariage, célébré en 1813 avec Jeanne Catherine Victoire van de Velde, donna naissance à une fille et à deux fils. Ces derniers furent naturalisés belges et formèrent les lignes reconnues par les autorités du royaume.

Reconnaissance nobiliaire belge

Par décret royal du 18 juin 1844 et lettres patentes du 2 janvier 1845, Édouard Parthon de Von et son frère Édouard-Henri reçurent confirmation de noblesse et anoblissement en tant que de besoin. Édouard obtint en 1845 le titre de chevalier, transmissible en ligne masculine selon l’ordre de primogéniture. Une autre branche reçut également un titre de chevalier par lettres patentes au XIXe siècle, mais elle est aujourd’hui indiquée comme éteinte.

La famille conserva des attaches avec la vie publique belge. Alphonse-Henri Parthon de Von fut bourgmestre de Horrues en 1890, tandis qu’Édouard-Joseph Parthon de Von exerça des fonctions consulaires à Tournai. Une concession perpétuelle attribuée à la famille est signalée au cimetière de Laeken, mais cette indication demande confirmation.

Auteur/autrice

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