Famille Visart de Bocarmé
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Famille Visart de Bocarmé
Cadre chronologique et origine connue
La famille Visart de Bocarmé appartient à la noblesse belge subsistante et est rattachée à la ville de Tournai, dans le Hainaut. Toutefois, aucun élément fourni ne permet d’établir une présence de cette lignée pendant la période couverte par l’Encyclopédie du Moyen Âge, de 460 à 1492. L’origine documentée est postérieure de plus d’un siècle à cette limite chronologique.
Le plus ancien ancêtre connu dans la documentation disponible est Michel Visart, marchand de bas, mort en 1621. Il épousa Anne Cachoire à Tournai le 4 novembre 1601. Cette mention constitue le premier jalon assuré de la généalogie familiale, sans permettre de remonter avec certitude à une lignée médiévale ni de préciser les éventuels liens avec d’autres familles portant le nom Visart.
Élévation sociale et titre comtal
La famille se rattache ensuite aux seigneuries de Bury et de Bocarmé. Louis-François Visart aurait reçu, le 5 septembre 1753, de l’impératrice Marie-Thérèse, une concession du titre de comte de Bury et de Bocarmé. Il est présenté comme capitaine au régiment de Prié, formation au service des Pays-Bas autrichiens. Les modalités exactes de cette concession et sa transmission doivent cependant être considérées avec prudence.
Des actes ou reconnaissances ultérieurs sont également associés aux années 1822, 1886 et 1888. Ils auraient confirmé ou renouvelé la noblesse et le titre comtal, avec une transmission limitée à la primogéniture masculine. La succession précise des concessions n’est pas suffisamment établie dans les éléments disponibles. Le titre de comte et le nom composé de Visart de Bocarmé deviennent néanmoins les principaux marqueurs de l’identité nobiliaire de la maison à l’époque contemporaine.
Implantation familiale et activités aux XVIIIe et XIXe siècles
À la fin du XVIIIe siècle, Marie Dieudonné Gustave Visart de Bocarmé, seigneur de Bury et de Bocarmé, épousa Marie-Claire du Chasteler. Plusieurs de leurs descendants servirent dans des armées étrangères ou impériales. Eugène-Gustave mourut dans l’armée française en 1799, François-Edouard fut lieutenant-colonel dans l’armée espagnole et mourut en 1808, tandis que François-Hyppolite servit comme capitaine dans l’armée autrichienne et mourut en 1799. Ces parcours illustrent la mobilité des familles nobles des anciens Pays-Bas au moment des guerres révolutionnaires et napoléoniennes.
D’autres membres s’insérèrent dans les administrations civiles et la vie politique de la Belgique. Gustave Visart de Bocarmé, membre du Congrès national, fut bourgmestre de Thieu. Ferdinand Visart de Bocarmé fut député et bourgmestre de Bury. Marie Jean et Gustave-Amédée exercèrent la fonction de bourgmestre de Sainte-Croix. Amédée Visart de Bocarmé fut député et bourgmestre de Bruges ; il s’intéressa également à la gestion forestière et à l’introduction d’essences exotiques en Belgique. La famille fut aussi représentée dans les conseils provinciaux et communaux de Flandre-Occidentale, du Hainaut et de la province de Namur.
Personnalités et continuité
La branche issue de Julien Visart de Bocarmé, gouverneur-adjoint de l’île de Java, est notamment connue par Hippolyte Visart de Bocarmé. Celui-ci fut condamné et guillotiné en 1851 après l’empoisonnement de son beau-frère, affaire qui donna lieu à un procès retentissant dans le Hainaut. Cette affaire ne résume toutefois pas l’histoire de la famille, dont plusieurs membres exercèrent des fonctions politiques, administratives, militaires ou religieuses.
Au XIXe et au début du XXe siècle, la famille compta encore des bourgmestres à Émines, Temploux, Uitbergen et Clermont-sous-Huy, ainsi que des responsables d’institutions portuaires et des représentants parlementaires. Albert Visart de Bocarmé est notamment présenté comme numismate et héraldiste. La lignée s’est prolongée au XXe siècle dans les domaines de la vie publique, de la magistrature, du journalisme et de l’enseignement supérieur.
Les armes traditionnellement attribuées à la famille sont d’azur au chevron d’or accompagné de trois têtes de biches d’argent. Le cimier et les supports sont également décrits dans la tradition héraldique familiale, mais leur attribution exacte demanderait une vérification spécifique.

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