Famille d’Orléans-Longueville
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Famille d’Orléans-Longueville
Origine et formation de la lignée
La famille d’Orléans-Longueville est une branche bâtarde de la maison royale de France, issue de la maison d’Orléans, elle-même branche cadette de la maison de Valois. Elle descend de Jean d’Orléans, comte de Dunois, né en 1402 et mort en 1468. Jean est le fils illégitime de Louis Ier, duc d’Orléans, frère du roi Charles VI, et de Mariette d’Enghien, dame de Wiege et de Fagnoles.
La position de Jean d’Orléans s’affirme dans le contexte politique et militaire de la guerre de Cent Ans. Il reçoit le comté de Dunois en 1439, puis le comté de Longueville en 1443. Ces possessions constituent le socle territorial de la lignée. Le comté de Longueville, situé au sud de Dieppe, devient par la suite le principal titre attaché à la famille et est érigé en duché en 1505.
Les possessions et les titres
À partir de la fin du Moyen Âge, les d’Orléans-Longueville cumulent plusieurs titres et fonctions au service de la monarchie française. Leur patrimoine comprend notamment le duché de Longueville, le comté de Tancarville et la vicomté de Melun. La famille fournit des chefs de guerre, des conseillers du roi et des gouverneurs de province, participant ainsi à l’encadrement politique et militaire du royaume.
L’alliance conclue en 1504 entre Louis d’Orléans-Longueville et Jeanne de Hochberg transforme durablement la position de la maison. Jeanne, fille et héritière unique de Philippe de Hochberg, apporte à son époux ses droits sur le comté de Neuchâtel. Louis, petit-fils de Jean d’Orléans, est alors comte de Longueville ; le comté est érigé en duché l’année suivante, en 1505.
La seigneurie de Neuchâtel
Par le mariage de Louis d’Orléans-Longueville et de Jeanne de Hochberg, la famille devient la maison régnante du pays de Neuchâtel à partir de 1504. Cette possession constitue l’un des principaux prolongements de la lignée au-delà du cadre français. Les princes d’Orléans-Longueville se rendent toutefois rarement sur leurs terres neuchâteloises. L’administration et l’exercice effectif du pouvoir y sont souvent assurés par leurs épouses, dont le rôle politique est particulièrement important.
Jeanne de Hochberg, née entre 1485 et 1487 et morte en 1543, est ainsi une figure centrale de la continuité dynastique à Neuchâtel. Elle est également associée à la carrière française de son époux, qui devient gouverneur de Provence. Par cette union, les d’Orléans-Longueville consolident à la fois leur implantation dans la noblesse du royaume et leur autorité sur une principauté extérieure au domaine royal français.
Une continuité dynastique jusqu’à la fin du XVIIe siècle
La maison conserve la direction de Neuchâtel jusqu’à Marie de Nemours, fille d’Henri II d’Orléans-Longueville. Elle est la dernière membre de la famille à gouverner la principauté. À sa mort, en 1707, Neuchâtel revient au roi de Prusse. Le duché de Longueville, quant à lui, revient à la couronne française.
Parmi les représentants tardifs de la maison figure Henri II d’Orléans-Longueville, né en 1595 et mort en 1663. Duc de Longueville, pair de France et comte de Neuchâtel, il prend part à la Fronde. Son engagement entraîne son emprisonnement de 1650 à 1651. La trajectoire de la famille illustre ainsi le destin d’une branche issue de la bâtardise royale, progressivement intégrée aux plus hauts rangs de la noblesse princière et appelée à exercer une autorité à la fois en France et dans le pays de Neuchâtel.

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