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Famille Kőszegi

Les Kőszegi constituent une ancienne famille de la noblesse hongroise, particulièrement influente dans le royaume de Hongrie entre la seconde moitié du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle. Leur ascension s’inscrit dans le renforcement des grands lignages aristocratiques capables d’exercer simultanément des fonctions militaires, judiciaires, administratives et ecclésiastiques.

Origines et formation du lignage

La généalogie connue rattache la famille à Henrik Hédervári, attesté au début du XIIIe siècle et présenté comme le petit-fils de Wolfer. Henrik Hédervári est donné comme le père de Henry I Kőszegi, figure fondatrice de la puissance politique des Kőszegi. Cette filiation établit le lien entre une ascendance nobiliaire plus ancienne et le lignage désigné sous le nom de Kőszegi.

La famille apparaît ensuite comme un groupe aristocratique fortement implanté dans les structures du royaume. Ses membres détenaient ou administraient plusieurs comitats et occupaient les plus hautes charges de la couronne. La diversité des fonctions exercées montre que leur influence ne reposait pas uniquement sur la possession de terres, mais aussi sur une participation directe au gouvernement royal et à la défense du royaume.

Les grands dignitaires du royaume

Henry I Kőszegi, mort en 1274, fut l’un des premiers représentants majeurs de la famille. Il exerça la charge de juge suprême du royaume de 1254 à 1261, puis celle de palatin de Hongrie de 1260 à 1267. Il devint ensuite ban de Slavonie de 1267 à 1270. Ces fonctions le placent au cœur de l’administration judiciaire et politique du royaume, ainsi que du gouvernement des territoires méridionaux.

Ses descendants et parents consolidèrent cette position. Miklós I Kőszegi, mort en 1299, fut plusieurs fois palatin de Hongrie, notamment en 1275, de 1276 à 1277, de 1284 à 1286, en 1289, en 1291 et de 1293 à 1295. Il fut également ban de Slavonie à plusieurs reprises, grand-échanson du royaume et comte de plusieurs comitats, dont Zala, Sopron, Pozsony et Somogy.

János, ou Iván, Kőszegi, mort en 1308, exerça lui aussi à plusieurs reprises la dignité palatine, ainsi que les fonctions de ban de Slavonie et de maître du trésor. Il fut également comte de Sopron et de Moson. Henry II Kőszegi, attesté entre 1278 et 1310, fut ban de Slavonie de 1301 à 1309, maître du trésor et comte de plusieurs comitats méridionaux. D’autres membres, tels que Gergely Kőszegi, maître de la table, et Miklós III Kőszegi, maître du trésor, participèrent à la gestion de la cour royale.

Branches et parentés aristocratiques

La famille donna également des responsables territoriaux et des dignitaires ecclésiastiques. Péter I Kőszegi fut évêque de Veszprém. Miklós II Kőszegi, attesté entre 1314 et 1332, porta le titre de grand écuyer du royaume et est présenté comme l’ancêtre de la famille Rohonci. János Kőszegi de Bér est tenu pour l’ancêtre de la famille Béri.

D’autres lignées sont rattachées à des descendants ou à des membres apparentés des Kőszegi. János Kőszegi, attesté entre 1310 et 1327, est considéré comme l’ancêtre de la famille Tamási, tandis que Péter II Kőszegi, actif entre 1310 et 1351, est présenté comme l’ancêtre de la famille Herczeg de Szekcső. Ces rattachements témoignent de la dispersion progressive de l’héritage familial dans plusieurs lignages de la noblesse hongroise.

Déclin et fin du lignage principal

Au début du XIVe siècle, la puissance politique des Kőszegi s’affaiblit dans le contexte de la consolidation de l’autorité royale. La documentation mentionne András Kőszegi, actif entre 1311 et 1324, comme le dernier représentant du nom Kőszegi. La disparition du lignage principal sous ce nom ne signifie toutefois pas l’effacement immédiat de toutes ses ramifications, puisque plusieurs familles ultérieures sont rattachées à ses branches ou à ses descendants.

La famille Kőszegi occupe ainsi une place importante dans l’histoire de l’aristocratie hongroise des XIIIe et XIVe siècles. Son histoire est marquée par l’accumulation des plus hautes charges du royaume, par l’exercice de responsabilités en Slavonie et dans plusieurs comitats, ainsi que par la formation de lignées apparentées qui prolongèrent son influence au-delà de la disparition du nom principal.

Auteur/autrice

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