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Acace de Béroé

Identification

Acace de Béroé, également nommé Acace de Bérée, Acacius Berrhoeensis ou Acacius de Béroia, est un évêque syrien de l’Antiquité tardive. Son siège épiscopal était Béroé, en Syrie, généralement identifiée à l’actuelle Alep. Les notices anciennes et modernes le situent entre le IVe et le début du Ve siècle.

Formation et épiscopat

Acace appartenait au milieu ascétique et ecclésiastique syrien. Il est traditionnellement présenté comme un disciple ou un proche d’Eusèbe de Samosate, figure importante de l’épiscopat nicéen en Syrie. Devenu évêque de Béroé vers la fin du IVe siècle, il exerça une influence notable dans les affaires ecclésiastiques de la région et entretint des relations avec plusieurs évêques et responsables monastiques de son temps.

Il prit part aux débats qui suivirent le concile de Nicée et aux réorganisations de l’Église orientale après les conflits entre partisans du symbole de Nicée et courants théologiques concurrents. Sa longévité et son ancienneté lui conférèrent une autorité particulière dans les assemblées épiscopales. Il est notamment associé aux milieux qui intervinrent dans les controverses entourant Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople.

Relations avec Jean Chrysostome et fin de carrière

Acace fut en contact avec Jean Chrysostome avant et pendant la crise qui aboutit à la déposition de celui-ci. Son rôle exact dans cette affaire demeure discuté, mais il apparaît comme un évêque influent parmi les adversaires ou les détracteurs de Chrysostome lors des assemblées réunies au début du Ve siècle. Des traditions ultérieures lui attribuent cependant une attitude moins univoque et des échanges avec les différents protagonistes de la crise.

Dans les dernières années de sa vie, Acace resta une personnalité reconnue de l’épiscopat syrien. Il est également rattaché aux controverses christologiques qui conduisirent au concile d’Éphèse en 431, même si les détails de sa participation et de ses prises de position ne sont pas toujours concordants. Sa mort est généralement placée au début du Ve siècle, après une très longue carrière épiscopale.

Postérité

La mémoire d’Acace repose principalement sur les récits ecclésiastiques consacrés aux conflits épiscopaux de l’Orient romain et sur les correspondances relatives à Jean Chrysostome. Il incarne l’importance des évêques syriens dans les réseaux religieux et politiques de l’Empire romain d’Orient.

Auteur/autrice

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