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Ad singula membra Christi patientis rhythmus (Inc. : Salve mundi salutare)

Identification et titre

Ad singula membra Christi patientis rhythmus est une œuvre poétique latine de dévotion consacrée aux membres souffrants du Christ. Elle est également désignée par son incipit, Salve mundi salutare, ou sous la forme Ad singula membra Christi patientis. La tradition documentaire lui associe aussi les formes Arnulphus Lovaniensis: Ad singula membra Christi patientis et « Ad singula membra Christi patientis, pseudo-Bernard ».

Nature et contenu dévotionnel

Le texte appartient à la poésie religieuse médiévale centrée sur la Passion. Son principe consiste à s’adresser successivement aux différentes parties du corps souffrant du Christ, dans une démarche de contemplation affective et de prière. Cette organisation explique le titre Ad singula membra Christi patientis, c’est-à-dire « aux membres séparés du Christ souffrant ». L’incipit Salve mundi salutare (« Salut, salut du monde ») met en évidence la fonction orante du poème.

Attribution et contexte

L’œuvre est couramment attribuée à Arnulf de Louvain (Arnulphus Lovaniensis), religieux et auteur latin du XIIIe siècle, mort en 1250 selon la notice transmise. Cette attribution n’est toutefois pas entièrement dépourvue de difficulté : le texte a également circulé sous le nom de Bernard de Clairvaux, mais cette attribution est considérée comme pseudépigraphique. Le titre ne doit donc pas être confondu avec une œuvre authentiquement bernardine.

La datation exacte de la composition n’est pas renseignée. L’association traditionnelle avec Arnulf de Louvain situe néanmoins l’œuvre dans le milieu dévotionnel latin du XIIIe siècle, sans permettre à elle seule de fixer une date précise ni un lieu de composition. Sa portée tient à la place qu’elle occupe dans la méditation médiévale sur la Passion et dans la pratique d’une prière détaillée, orientée vers les différentes blessures et parties du corps du Christ.

Auteur/autrice

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