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al-Ḥasan ibn al-Ḥasan Ibn al-Hayṯam

Identité et repères biographiques

Abū ʿAlī al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn al-Hayṯam est un savant arabe du monde islamique médiéval, généralement connu en Occident sous le nom latin d’Alhazen. Les graphies Ibn al-Haytham, Ibn al-Hayṯam et al-Hasan ibn Haytam renvoient à la même personne. Il serait né à Baṣra, en Iraq, vers 965, et serait mort au Caire vers 1040. La date de 1039, parfois associée à son décès, doit être comprise comme approximative.

Son parcours est principalement rattaché à l’Égypte fatimide, où il aurait poursuivi une grande partie de ses recherches. Les récits biographiques postérieurs mêlent des informations historiques et des épisodes légendaires ; il convient donc de ne pas prendre tous les détails de sa vie pour certains. Son activité intellectuelle couvre notamment l’optique, les mathématiques, l’astronomie, la philosophie naturelle et la mécanique.

Les recherches sur la vision et la lumière

Ibn al-Hayṯam est surtout célèbre pour son Kitāb al-Manāẓir, ou Livre de l’optique, composé de plusieurs livres. Il y examine la nature de la lumière, sa propagation, la réflexion, la réfraction, les miroirs et les phénomènes liés à la vision. Il rejette l’idée selon laquelle la vision résulterait principalement de rayons émis par l’œil et soutient que la lumière entre dans l’œil depuis les objets visibles.

Son analyse associe raisonnement géométrique, observation et expérimentation. Il étudie notamment la formation des images dans la chambre obscure, dispositif connu sous le nom de camera obscura, et décrit le rôle des milieux transparents et des surfaces réfléchissantes. Ses travaux ne constituent pas une théorie moderne de l’optique, mais ils ont profondément contribué à la constitution d’une science mathématique de la lumière et de la vision.

Mathématiques, astronomie et héritage

Ibn al-Hayṯam a également traité des problèmes géométriques, des méthodes de mesure et de diverses questions astronomiques. Ses écrits témoignent d’une volonté de soumettre les phénomènes naturels à des démonstrations et à des vérifications raisonnées, même si l’expression moderne de « méthode scientifique » ne doit pas lui être appliquée sans précaution.

Le Livre de l’optique fut traduit en latin au Moyen Âge et exerça une influence durable sur les études optiques européennes. Son œuvre fut lue et discutée par des savants tels que Roger Bacon, Witelo et d’autres auteurs médiévaux. Ibn al-Hayṯam occupe ainsi une place majeure dans l’histoire des sciences entre les traditions grecques, islamiques et latines.

Auteur/autrice

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