Albert II (archevêque-électeur de Mayence, 1490-1545)
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Albert II, archevêque-électeur de Mayence
Identité et carrière ecclésiastique
Albert de Brandebourg, également nommé Albrecht von Brandenburg ou Albert of Mainz, est un prélat allemand de la première moitié du XVIe siècle. Né en 1490 et mort en 1545, il appartient à la maison de Brandebourg. Sa carrière s’inscrit dans le contexte de la formation des grands États ecclésiastiques du Saint-Empire et des tensions croissantes qui conduisent à la Réforme.
Il devient archevêque de Magdebourg en 1513 et administrateur de l’évêché de Halberstadt la même année. En 1514, il est élu archevêque de Mayence. Cette dignité lui confère également la qualité d’électeur du Saint-Empire et fait de lui l’un des principaux princes ecclésiastiques de l’Empire. Il reçoit le chapeau de cardinal en 1518.
Albert de Mayence et la Réforme
Albert est surtout connu pour le rôle qu’il joue dans les événements qui entourent les débuts de la Réforme luthérienne. Afin de régler les frais liés à l’obtention de ses bénéfices ecclésiastiques, il recourt à un emprunt auprès de la maison bancaire des Fugger. La prédication des indulgences destinée à contribuer au remboursement de cet emprunt est confiée notamment à Johann Tetzel dans les territoires associés à Albert.
Cette campagne contribue au contexte immédiat des critiques formulées par Martin Luther en 1517. Albert reçoit les écrits de Luther et les transmet aux autorités romaines. Il ne rompt toutefois pas avec l’Église romaine et demeure un défenseur de l’ordre ecclésiastique traditionnel. Sa position est aussi marquée par la prudence politique, car il doit composer avec les princes territoriaux, les villes et les partisans de la Réforme.
Mécénat et représentation princière
Albert est un important mécène de la Renaissance allemande. Il soutient notamment des artistes tels que Lucas Cranach l’Ancien et Matthias Grünewald. À Halle, il développe une résidence princière et rassemble une vaste collection de reliques, d’œuvres d’art et d’objets liturgiques. Cette politique de représentation affirme à la fois son rang de prince d’Empire et son attachement à la tradition religieuse catholique.
Son gouvernement est ainsi caractérisé par la coexistence de l’ambition dynastique, du mécénat humaniste et de la défense de l’autorité ecclésiastique. Albert meurt en 1545, peu avant l’ouverture du concile de Trente, alors que les divisions confessionnelles de l’Empire sont devenues durables.

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