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Alexis Aristène

Identification

Alexis Aristène, également nommé Alexius Aristenus ou Aristène le Moine, est un canoniste byzantin actif au XIIe siècle. Les sources et les notices qui le concernent ne permettent pas d’établir avec certitude ses dates de naissance et de décès. L’indication d’une mort vers 1150 doit donc être considérée avec prudence.

Fonctions ecclésiastiques et administratives

Aristène est généralement identifié comme un dignitaire de l’Église de Constantinople. Les titres de nomophylax et d’oikonomos de la Grande Église, associés à son nom, suggèrent qu’il exerça à la fois une fonction d’enseignement ou d’interprétation du droit et une charge administrative dans le principal établissement ecclésiastique de la capitale. La portée exacte et la chronologie de ces fonctions ne sont toutefois pas entièrement assurées.

Œuvre canonique

Alexis Aristène est surtout connu pour ses commentaires de droit canonique. Il est traditionnellement associé à une interprétation du Nomocanon en quatorze titres, compilation qui met en relation les canons ecclésiastiques et les dispositions du droit impérial. Ses gloses et commentaires ont contribué à expliquer la portée pratique des règles canoniques et à en faciliter l’usage par les juristes et les responsables ecclésiastiques.

Son nom est habituellement rapproché de ceux de Jean Zonaras et de Théodore Balsamon, les principaux commentateurs byzantins du droit canonique. Il convient néanmoins de distinguer les œuvres qui lui sont sûrement attribuées des textes transmis sous son nom ou remaniés par la tradition manuscrite. La documentation conservée ne permet pas toujours de déterminer avec précision la part personnelle d’Aristène dans ces compilations.

Place dans l’histoire du droit byzantin

Par son activité de commentateur, Aristène appartient au renouveau de l’étude du droit canonique dans l’Empire byzantin aux XIe et XIIe siècles. Ses travaux témoignent de la volonté d’articuler les normes conciliaires, les décisions des Pères et la législation impériale, dans un contexte où le droit ecclésiastique était utilisé pour régler les affaires de l’Église et de la société chrétienne.

Auteur/autrice

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