Amulo Lugdunensis episcopus (08..-0852)
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Amolon de Lyon
Identité et épiscopat
Amolon, également appelé Amolo ou Amulo, fut archevêque de Lyon au IXe siècle. Son nom apparaît aussi sous la forme latine Amulo Lugdunensis episcopus et sous les formes Amulo archiepiscopus Lugdunensis ou Amolon de Lyon. Les sources disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude sa date de naissance. Il mourut en 852.
Il succéda à Agobard sur le siège de Lyon, probablement en 841, dans le contexte troublé des règnes de Louis le Pieux et de ses fils. Comme son prédécesseur, il prit part aux débats ecclésiologiques et politiques qui traversaient l’Église de l’Empire carolingien. La charge d’archevêque de Lyon lui conférait une autorité importante dans la province ecclésiastique et l’inscrivait parmi les principaux évêques de la Francie médiane.
Écrits et positions doctrinales
Amolon est surtout connu par plusieurs textes consacrés à la question juive et aux relations entre chrétiens et juifs. Un traité qui lui est attribué, dirigé contre les pratiques et l’influence du judaïsme, témoigne des préoccupations apologétiques de certains prélats carolingiens. Ce texte s’inscrit dans une tradition polémique déjà représentée à Lyon par Agobard, mais il doit être replacé dans le cadre plus général des discussions sur le statut des communautés juives, leur protection par les souverains et leur place dans la société chrétienne.
Son activité intellectuelle ne se limita pas à cette polémique. Amolon participa aux discussions doctrinales et disciplinaires de son temps, notamment aux controverses relatives à la prédestination et à la grâce. Il fut associé aux prises de position de l’épiscopat carolingien contre Gottschalk d’Orbais, dont les thèses furent condamnées lors des assemblées réunies sous l’autorité de Charles le Chauve. La nature exacte de son rôle dans ces affaires doit toutefois être distinguée de celle des évêques qui en furent les principaux protagonistes.
Place dans l’Église carolingienne
Amolon apparaît ainsi comme un évêque lettré, engagé dans la défense de la doctrine et dans la définition des rapports entre pouvoir royal et autorité ecclésiastique. Son épiscopat prolongea à Lyon une tradition de réflexion théologique et de critique des pratiques jugées incompatibles avec l’ordre chrétien. Après sa mort, le siège lyonnais fut occupé par Rémi.

Auteur/autrice
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