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Annales Januenses

Identification et nature

Les Annales Januenses, également appelées Annales Ianuenses, sont des annales latines consacrées à l’histoire de Gênes et de sa communauté politique au Moyen Âge. Leur titre signifie « Annales génoises », Ianuensis étant l’adjectif latin dérivé de Ianu(a), le nom latin de Gênes. L’œuvre appartient au genre des annales urbaines et relève d’une historiographie étroitement liée aux institutions communales.

La dénomination « Caffaro, Annales Januenses » est également employée, mais elle ne doit pas nécessairement être comprise comme l’indication d’un auteur unique pour l’ensemble du texte. Caffaro de Caschifellone, homme politique et chroniqueur génois, est l’auteur ou le premier rédacteur de la partie initiale de cette tradition annalistique. La continuation de l’œuvre fut assurée par d’autres rédacteurs, selon un processus qui s’étend sur plusieurs générations.

Auteur et composition

Caffaro de Caschifellone (vers 1080-1166) est l’attribution la mieux établie pour le noyau ancien des Annales Januenses. Son récit s’inscrit dans le contexte de l’essor de la commune de Gênes, de son expansion maritime et de son intervention dans les conflits politiques et militaires de la Méditerranée occidentale. L’écriture annalistique met en relation les affaires de la cité, les expéditions navales, les relations diplomatiques et les affrontements avec d’autres puissances.

Après Caffaro, les annales furent poursuivies par des continuateurs génois. Elles constituent ainsi moins un ouvrage composé en une seule fois qu’une œuvre historique cumulative, dont la forme s’est élaborée au fil des rédactions. L’attribution à Caffaro doit donc être distinguée de la désignation globale de la tradition des annales génoises.

Langue, transmission et portée

Les Annales Januenses sont rédigées en latin, langue de l’administration, de la diplomatie et de l’historiographie savante dans la Gênes médiévale. Leur intérêt historique tient notamment au témoignage qu’elles offrent sur le fonctionnement d’une commune marchande et maritime, sur la mémoire politique génoise et sur la manière dont une cité entendait ordonner par écrit son passé.

La tradition des annales a une portée documentaire importante pour l’histoire de Gênes et de ses relations extérieures. Elle doit toutefois être lue comme une historiographie produite dans le cadre communal : le choix des événements et leur présentation peuvent refléter les intérêts institutionnels et politiques de la cité.

Auteur/autrice

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