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Artaud de Reims

Identité

Artaud, également appelé Artald ou Artold, fut archevêque de Reims au Xe siècle. Les formes latines et vernaculaires de son nom expliquent les variantes « Artaud de Reims », « Artald of Reims », « Artald van Reims » et « Artold von Reims ». Il mourut en 961. Sa date de naissance n’est pas connue.

Un épiscopat au cœur des rivalités princières

Artaud exerça la charge d’archevêque de Reims dans un contexte de fortes tensions entre la monarchie, les grands princes territoriaux et les autorités ecclésiastiques. Son accession au siège rémois intervint au début des années 930, après l’éviction d’Hugues de Vermandois, qui détenait auparavant l’archevêché avec l’appui de son père, Herbert II de Vermandois.

La nomination d’Artaud bénéficia du soutien du roi Raoul et s’inscrivit dans la politique de reprise en main du royaume menée par le roi Louis IV. Toutefois, la domination de la famille de Vermandois sur Reims ne prit pas fin avec cette nomination. En 940, Artaud fut chassé de son siège lorsque Herbert II et ses alliés reprirent le contrôle de la ville. Hugues de Vermandois fut alors rétabli comme archevêque.

Restauration et reconnaissance

Artaud fut rétabli à Reims en 946, après le retour de Louis IV et l’affaiblissement de la puissance vermandisienne. La légitimité de cette restauration fut ensuite défendue dans les assemblées ecclésiastiques réunies sous l’influence du roi et de l’archevêque de Reims. Le synode d’Ingelheim, en 948, joua notamment un rôle important dans la condamnation d’Hugues de Vermandois et dans la confirmation de la position d’Artaud.

Son long second épiscopat accompagna ainsi la consolidation de l’autorité royale en Francie occidentale. Artaud conserva le siège de Reims jusqu’à sa mort en 961. Son parcours illustre la dépendance fréquente des grandes dignités ecclésiastiques à l’égard des rapports de force politiques du Xe siècle.

Auteur/autrice

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