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Bahāʾ-ad-Dīn Naqšband

Identité

Bahāʾ-ad-Dīn Naqšband, également appelé Bahāʾ al-Dīn Naqšband al-Bukhārī, est un maître soufi d’Asie centrale, généralement considéré comme le fondateur éponyme de la confrérie naqšbandie. Son nom est associé à Bukhara et à la tradition spirituelle des H̱wāǧagān (« maîtres »), un courant soufi particulièrement influent dans les régions iranienne, centrasiatique et indienne.

Vie et enseignement

Les notices biographiques le font naître au début du XIVe siècle dans l’environnement de Bukhara et mourir en 1389. Sa formation spirituelle est rattachée à plusieurs maîtres de la tradition khwājagānī, notamment à des lignées se réclamant de ʿAbd al-Khāliq Ghijduvānī. Comme d’autres maîtres de ce courant, il aurait privilégié une discipline intérieure exigeante, la sobriété rituelle et l’intégration de la pratique spirituelle dans la vie sociale ordinaire.

La tradition naqšbandie lui attribue une méthode fondée sur le dhikr silencieux, la vigilance du cœur, la maîtrise de la présence intérieure et l’observance attentive de la loi religieuse. Plusieurs formules synthétiques lui sont associées, notamment l’idée de demeurer extérieurement parmi les hommes tout en gardant intérieurement la conscience de Dieu. Ces enseignements sont toutefois connus principalement par des récits hagiographiques et par des compilations postérieures.

Postérité

Après sa mort, son tombeau devint un lieu de mémoire et de pèlerinage dans la région de Bukhara. La voie qui prit son nom, la Naqšbandiyya, se développa progressivement et acquit une importance majeure à partir de la fin du Moyen Âge et des siècles suivants. Elle se diffusa largement en Asie centrale, en Iran, en Anatolie, dans le sous-continent indien et dans plusieurs régions musulmanes. L’association entre Naqšband et la transmission spirituelle khwājagānī contribua à faire de lui une figure centrale du soufisme sunnite.

Auteur/autrice

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