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Bathilde (sainte, vers 634-680)

Une reine des Francs

Bathilde, également appelée Balthilde ou Balthildis, est une reine des Francs, épouse de Clovis II et mère de trois rois mérovingiens : Clotaire III, Childéric II et Thierry III. Les récits hagiographiques la présentent comme une femme d’origine servile, acquise puis élevée dans l’entourage d’Erchinoald, maire du palais de Neustrie. Son origine exacte demeure toutefois incertaine et les détails de sa jeunesse sont principalement connus par des textes à caractère religieux.

Elle épousa Clovis II au milieu du VIIe siècle, probablement vers 649-650. Devenue reine de Neustrie et de Bourgogne, elle apparaît dans les actes comme une souveraine active, associée à la protection des établissements ecclésiastiques et à la gestion du royaume. Après la mort de Clovis II, elle exerça la régence au nom de leur fils Clotaire III, encore mineur. Cette régence prit fin lorsque le pouvoir passa à d’autres responsables de la cour, probablement vers 665.

Action religieuse et politique

La tradition attribue à Bathilde une politique favorable aux monastères et à la réforme de la vie religieuse. Elle est particulièrement associée à la fondation ou au développement des abbayes de Corbie et de Chelles. Elle aurait également soutenu l’implantation de communautés féminines et la discipline ecclésiastique. Les récits postérieurs lui prêtent une opposition à la simonie et à la réduction de personnes libres en esclavage, mais la portée exacte de ces mesures est difficile à établir.

Après sa régence, Bathilde se retira à l’abbaye de Chelles, où elle vécut en religieuse. Elle y mourut vers 680. Son tombeau devint un lieu de mémoire et de vénération, et son culte se développa dans le monde monastique. Elle est représentée comme une reine pieuse, protectrice des pauvres et bienfaitrice des églises, image largement façonnée par sa vie de sainte.

Culte et postérité

Bathilde fut reconnue comme sainte au Moyen Âge. Sa fête liturgique est célébrée le 30 janvier. Son image associe la souveraineté mérovingienne, la fondation monastique et la conversion d’une femme issue, selon la tradition, de la servitude en reine puis en religieuse.

Auteur/autrice

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