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Charles II d’Anjou

Identité et titulature

Charles II d’Anjou, également appelé Charles II de Naples, est un prince de la maison d’Anjou devenu roi de Naples à la fin du XIIIe siècle. Les sources et les usages documentaires peuvent aussi le désigner comme Charles II de Sicile, car les souverains angevins conservèrent la revendication de la titulature sicilienne après avoir perdu le contrôle de l’île. Son règne effectif s’exerça principalement sur la partie continentale du royaume, souvent appelée par la suite royaume de Naples.

Origines et accession au pouvoir

Charles est le fils de Charles Ier d’Anjou, roi de Sicile et de Naples, et de Béatrice de Provence. Il succède à son père en 1285, dans un contexte profondément marqué par les Vêpres siciliennes de 1282 et par la guerre opposant les Angevins aux rois d’Aragon. Son pouvoir est soutenu par la papauté, qui demeure un acteur essentiel de la légitimation de la monarchie angevine en Italie méridionale.

Guerre de Sicile et gouvernement

Avant son accession, Charles avait été fait prisonnier par les Aragonais lors d’un affrontement naval dans le golfe de Naples, en 1284. Sa libération intervint en 1288, sous l’effet de négociations diplomatiques et de garanties politiques. Devenu roi, il poursuivit la lutte pour récupérer la Sicile, sans parvenir à rétablir durablement l’unité du royaume. La paix de Caltabellotta, conclue en 1302, consacra de fait la séparation entre la Sicile insulaire, gouvernée par les Aragonais, et les territoires continentaux contrôlés par les Angevins.

Charles II administra son royaume en s’appuyant sur des institutions monarchiques et ecclésiastiques étroitement liées à la papauté. Son règne contribua à consolider la présence angevine dans le Mezzogiorno et à renforcer les relations dynastiques de la famille. Son mariage avec Marie de Hongrie favorisa notamment l’ancrage des Angevins dans les affaires de l’Europe centrale. Plusieurs de leurs descendants occupèrent ensuite des positions importantes dans les royaumes de Naples et de Hongrie.

Mort et postérité

Charles II meurt en 1309. Son fils Robert lui succède sur le trône de Naples. La mémoire politique de Charles II est principalement associée à la défense de la monarchie angevine contre les Aragonais et à la stabilisation du royaume continental après la longue crise ouverte par les Vêpres siciliennes.

Auteur/autrice

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