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Charles Martel

Identité et accession au pouvoir

Charles Martel, ou Carolus Martellus, est un aristocrate franc né vers 688 et mort en 741. Fils de Pépin de Herstal, maire du palais d’Austrasie, et d’Alpaïde, il appartient à la famille pippinide, qui exerce progressivement une autorité prépondérante au sein du royaume franc. À la mort de son père, en 714, une crise de succession oppose Charles à d’autres membres de l’aristocratie et de sa famille. Après plusieurs années de lutte, il s’impose comme maire du palais d’Austrasie, puis étend son autorité à la Neustrie et à la Bourgogne.

Le gouvernement des royaumes francs

Charles Martel gouverne au nom de rois mérovingiens, notamment Chilpéric II, Clotaire IV et Thierry IV. Il ne porte pas le titre de roi, mais détient l’essentiel du pouvoir militaire et politique dans les royaumes francs. Son autorité repose sur ses victoires, sur la fidélité d’une partie de l’aristocratie et sur la réorganisation des ressources foncières nécessaires à l’entretien de ses armées. Les sources et les historiens ont associé son gouvernement à l’attribution de biens ecclésiastiques à des hommes d’armes, mais la portée exacte et les modalités de ces mesures demeurent discutées.

Campagnes militaires et réputation

Charles mène de nombreuses campagnes afin de rétablir l’autorité franque en Neustrie, en Bourgogne, en Aquitaine et dans les régions périphériques. Il intervient également contre des forces venues d’al-Andalus. Sa victoire près de Poitiers, généralement située en 732, contribue fortement à sa réputation de défenseur de la chrétienté latine, même si la signification exacte de cet affrontement a été amplifiée par des récits postérieurs. D’autres opérations, notamment en Provence et dans le sud de la Gaule, consolident l’emprise politique des Pippinides.

Postérité

À sa mort, Charles Martel partage son héritage entre ses fils Carloman et Pépin le Bref. Ce dernier devient roi des Francs en 751, mettant fin à la dynastie mérovingienne et fondant la dynastie carolingienne. Charles Martel apparaît ainsi comme le principal artisan de l’ascension politique de sa famille, sans avoir lui-même accédé à la royauté. Le surnom « Martel », attesté dans la tradition médiévale, est généralement interprété comme une allusion à sa puissance guerrière.

Auteur/autrice

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