×
  • 423 words

Chronicon pontificum et imperatorum

Identification et nature de l’œuvre

Le Chronicon pontificum et imperatorum est une chronique universelle latine du XIIIe siècle, consacrée à l’histoire des papes et des empereurs. Son organisation met en parallèle les successions pontificales et impériales, selon une conception médiévale de l’histoire universelle centrée sur les principales autorités de la chrétienté latine.

L’œuvre est également désignée sous les titres Chronicon summorum pontificum imperatorumque, Chronica summorum pontificum imperatorumque ac de septem aetatibus mundi et Imperatorum et pontificium Romanorum a Christo nato libellus. L’expression « chronique martinienne » est aussi employée pour la désigner. Ces formes de titre ne constituent pas nécessairement des titres originaux uniques : elles reflètent notamment la diversité de la transmission et de la description de l’œuvre.

Auteur et contexte

La chronique est généralement attribuée à Martin de Troppau, connu en latin sous le nom de Martinus Polonus et en français sous celui de Martin de Troppau. Dominicain, il fut lié à la curie pontificale et exerça la fonction de chapelain pontifical. Son activité se situe dans la seconde moitié du XIIIe siècle. L’attribution à Martin de Troppau est solidement établie dans la tradition historiographique, même si les formes précises du texte ont pu varier au cours de sa transmission.

L’œuvre appartient au genre des chroniques universelles, tout en accordant une place privilégiée à l’histoire institutionnelle de la papauté et de l’Empire. Elle s’inscrit dans un contexte où les chroniques servaient à ordonner le passé chrétien, à légitimer les autorités et à fournir un cadre historique utilisable dans les milieux ecclésiastiques et administratifs.

Datation, langue et portée

La composition doit être placée dans la seconde moitié du XIIIe siècle, probablement dans les dernières décennies de ce siècle ; une date initiale et une date finale précises ne sont pas renseignées ici. La langue de rédaction est le latin. La chronique connut une large diffusion médiévale, ce qui explique la multiplicité de ses désignations et l’importance de sa réception dans l’écriture historique occidentale.

Par son dispositif parallèle et sa présentation suivie des pontifes et des empereurs, le Chronicon pontificum et imperatorum constitue un témoignage important sur la manière dont le XIIIe siècle latin concevait la continuité de l’histoire chrétienne et les rapports entre pouvoirs religieux et impérial.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr