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Clément IV

Identité et formation

Clément IV, né Gui Foucois ou Gui Foulques, est un pape de l’Église latine, élu en 1265 et mort en 1268. La date exacte de sa naissance n’est pas connue ; elle est généralement située vers la fin du XIIe siècle ou autour de 1200. Avant son entrée dans la carrière ecclésiastique, il exerça comme juriste et fut marié. Devenu veuf, il reçut les ordres et s’engagea dans le service de l’Église.

Son activité le rapprocha de la cour capétienne. Il fut notamment conseiller de Louis IX et participa à plusieurs missions diplomatiques. En 1256, il fut nommé évêque du Puy, puis archevêque de Narbonne en 1257. Créé cardinal par le pape Urbain IV en 1261, il devint cardinal-évêque de Sabina. Cette expérience administrative et diplomatique contribua à son élection au pontificat.

Le pontificat

Gui Foulques fut élu pape à Pérouse le 5 février 1265 et prit le nom de Clément IV. Son pontificat se déroula dans le contexte des luttes entre la papauté, les Hohenstaufen et les forces favorables à l’autorité pontificale en Italie. Il soutint l’installation de Charles d’Anjou, frère de Louis IX, comme roi de Sicile, en opposition à Manfred de Hohenstaufen.

Après la victoire de Charles d’Anjou à Bénévent en 1266, la puissance angevine s’étendit dans le royaume de Sicile. Clément IV continua toutefois de surveiller étroitement son allié, dont l’action devait rester compatible avec les intérêts de l’Église romaine. En 1268, la défaite et l’exécution de Conradin, dernier grand représentant de la dynastie souabe, renforcèrent momentanément la position pontificale, mais suscitèrent aussi de fortes réactions dans la chrétienté.

Fin du règne et mémoire

Clément IV résida principalement à Viterbe, où la cour pontificale demeura après son élection. Il y mourut le 29 novembre 1268. Son décès ouvrit une longue vacance du siège apostolique : les cardinaux réunis à Viterbe ne parvinrent à élire son successeur qu’en 1271, avec l’élection de Grégoire X.

Le pontificat de Clément IV est ainsi associé à l’intervention décisive de la papauté dans la succession du royaume de Sicile, à l’affirmation de la puissance angevine et à la disparition politique des Hohenstaufen en Italie. Sa correspondance et les documents produits sous son pontificat témoignent également du rôle important de la curie romaine dans la diplomatie européenne du XIIIe siècle.

Auteur/autrice

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