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Clovis II

Origines et accession

Clovis II, également appelé Clodoveus II, Chlodovechus II ou Chlodwig II, est un roi mérovingien, né vers 635 et mort en 657. Il est le fils du roi Dagobert Ier et de Nanthilde. À la mort de son père, en 639, il hérite des royaumes de Neustrie et de Bourgogne, tandis que l’Austrasie revient à son demi-frère Sigebert III.

Encore enfant lors de son avènement, Clovis II gouverne d’abord sous l’influence de sa mère, qui exerce la régence, puis de plusieurs responsables de la cour. Le pouvoir effectif est notamment partagé entre Nanthilde, le maire du palais Erchinoald et, plus tard, Ebroïn. Comme d’autres rois mérovingiens du VIIe siècle, Clovis demeure la figure dynastique centrale, tandis que l’administration quotidienne et la conduite politique dépendent largement des grands du royaume.

Règne et entourage

Le règne de Clovis II s’inscrit dans une période de rivalité entre la Neustrie, la Bourgogne et l’Austrasie. Les relations entre les différents royaumes francs sont marquées par des partages successoraux, des alliances matrimoniales et des conflits entre aristocraties régionales. Les sources disponibles ne permettent pas toujours de distinguer précisément les décisions personnelles du roi de celles prises au nom de la régence ou par les maires du palais.

Clovis II épousa Balthilde, une femme d’origine étrangère devenue reine des Francs. La tradition lui attribue une action importante en faveur des établissements religieux et de l’affranchissement de certains esclaves, mais l’implication personnelle de Clovis dans ces initiatives est moins nettement documentée. Le couple eut notamment trois fils : Clotaire III, Childéric II et Thierry III, qui devinrent successivement rois dans les décennies suivantes.

Mort et postérité

Clovis II mourut en 657, à un âge encore jeune. Ses fils lui succédèrent selon les usages de partage et les rapports de force propres à la monarchie mérovingienne. Son règne est souvent inclus dans la période qualifiée, de manière rétrospective et simplificatrice, de « rois fainéants ». Cette expression ne rend pas compte de la complexité des institutions mérovingiennes ni du rôle des reines, des maires du palais et des aristocraties dans l’exercice du pouvoir.

Auteur/autrice

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