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Commentarii in orationes Ciceronis

Identification et nature

Commentarii in orationes Ciceronis désigne un ensemble de commentaires consacrés aux discours de Marcus Tullius Cicero. L’œuvre relève de l’exégèse grammaticale, historique et rhétorique des textes cicéroniens : elle cherche notamment à éclairer les allusions politiques, les institutions romaines, les personnes évoquées et les circonstances des procès ou des débats publics.

Le titre apparaît sous plusieurs formes, notamment Commentarius in orationes Ciceronis, In Ciceronis orationes commentarii et In orationes Ciceronis. Ces variantes désignent la même œuvre attribuée à Quintus Asconius Pedianus, mais ne constituent pas nécessairement des titres originaux distincts.

Auteur et datation

L’attribution traditionnelle revient à Quintus Asconius Pedianus, érudit latin généralement situé entre le début et la fin du Ier siècle de notre ère, souvent vers 9 av. J.-C.-76 apr. J.-C., sans que ces dates soient assurées dans le détail. Asconius est connu comme commentateur de Cicéron et comme représentant de l’érudition latine consacrée à la République romaine et à ses institutions.

La date précise de composition des Commentarii n’est pas renseignée ici. Elle appartient toutefois au contexte impérial du Ier siècle, lorsque les discours de Cicéron faisaient l’objet d’une lecture savante et d’une transmission scolaire ou érudite.

Corpus conservé et portée

Le commentaire n’est pas conservé dans son intégralité. Les textes attribués à Asconius portent principalement sur un groupe de discours cicéroniens, parmi lesquels les discours In toga candida, Pro Scauro, Pro Milone, Pro Cornelio et Pro rege Deiotaro. Leur intérêt dépasse l’interprétation littéraire : ils fournissent des renseignements précieux sur les procédures judiciaires, les luttes politiques de la fin de la République, les magistratures et les usages institutionnels romains.

Dans la perspective médiévale, l’œuvre appartient au patrimoine latin antique transmis et relu par les milieux lettrés. Sa valeur historique tient particulièrement à la conservation d’informations et de traditions exégétiques qui ne sont pas toujours attestées ailleurs. L’ampleur exacte de la transmission médiévale et les formes manuscrites précises ne sont pas établies par les données fournies.

Auteur/autrice

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