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Confessions

Identification et titres

Confessions est l’œuvre d’Augustin d’Hippone, évêque et théologien chrétien latin, né en 354 et mort en 430. Son titre latin canonique est Confessiones. L’œuvre est également désignée par les formes Confessionum libri tredecim ou Confessionum libri XIII, c’est-à-dire « les treize livres des Confessions ». Les catalogues et les éditions peuvent aussi donner les formes Confessioni, Confissões, Les aveux, S. Aurelii Augustini Confessiones ou Sancti Augustini Confessionum libri tredecim.

Nature et composition

L’ouvrage est une œuvre en treize livres, rédigée en latin, qui associe récit autobiographique, prière, méditation théologique et interprétation spirituelle de l’existence. Augustin y expose son parcours depuis l’enfance jusqu’à sa conversion au christianisme, son baptême et les événements qui l’ont conduit à cette transformation. Le récit ne constitue toutefois pas une autobiographie au sens moderne : les souvenirs personnels sont constamment relus à la lumière de la relation entre l’être humain et Dieu.

Les premiers livres évoquent l’enfance, la formation intellectuelle, les ambitions sociales et littéraires, ainsi que les engagements philosophiques et religieux d’Augustin. Le livre VIII relate notamment la conversion de Milan. Les derniers livres se tournent davantage vers l’exégèse biblique et la méditation sur le temps, la mémoire et la création, en particulier autour du premier chapitre de la Genèse. Cette composition explique la diversité générique de l’œuvre, à la fois confession de foi, prière, récit de conversion et commentaire scripturaire.

Contexte et transmission

Les Confessions ont été composées à la fin du IVe siècle, généralement vers 397-400, après l’accession d’Augustin à l’épiscopat. Elles appartiennent donc à l’Antiquité tardive, mais leur transmission, leur lecture et leur influence relèvent largement de l’histoire médiévale. L’œuvre a été continuellement copiée, commentée et citée dans les milieux chrétiens latins. Elle a contribué à fixer une forme majeure du récit de conversion et a fourni à la pensée médiévale des analyses particulièrement importantes de la mémoire, de la volonté, du désir et du temps.

La première personne qui structure le texte ne doit pas être assimilée sans précaution à une autobiographie contemporaine. Augustin s’adresse à Dieu et construit son récit comme une confession publique de la miséricorde divine. Cette orientation explique à la fois le caractère personnel de l’œuvre et sa portée doctrinale, qui ont assuré son exceptionnelle longévité dans la culture latine médiévale.

Auteur/autrice

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